Frenchies in a New World - Hors série 5

 Hors série 5 : Sweet Drug

    J’entends sa respiration profonde. Je n’ai pas besoin de lever les yeux de mon livre pour savoir qu’il est là. Je feuillette distraitement les pages depuis quelques minutes en essayant de résister, mais la tentation est trop forte. Je jette un rapide regard et me voilà hypnotisé.

    Damien est allongé sur le banc de musculation, à moins d’un mètre de moi. Son corps imposant s’étire en longueur. Il porte un petit short moulant qui m’émoustille au possible, et ne parlons pas de son débardeur ; il ne cache rien de ses muscles d’athlète olympique. Mon chéri regarde le plafond tout en soulevant ses haltères. Ses biceps se gonflent et s’étirent en alternance. Sa peau reflète les néons ; il est peut-être parfait, mon Sweetie, mais il transpire quand même un minimum. Son visage est rouge, ce qui contraste avec ses incroyables prunelles vertes et ses cheveux blonds. Plusieurs mèches collent sur son front. Lui qui a horreur d’être décoiffé, le voilà bien débraillé. J’aime le voir ainsi, en plein effort. Ses mains serrent les poids, et je les imagine qui se balade sur mon corps. Ses doigts, longs, lisses ! Ses doigts qui m’ouvrent et me pénètrent toujours en prévision d’un… plus gros morceau, pourrait-on dire. Voilà que je bande comme un âne, c’est malin. Qu’est-ce qui m’a pris de lui dire que je l’accompagnais à la muscu ? Thomas m’a déjà entraîné hier – je le préfère comme coach, il est beaucoup moins complaisant que mon petit copain, et il n’a pas peur de me pousser dans mes retranchements.

    Je suppose que je n’ai pas voulu perdre une occasion de contempler l’homme de mes rêves. J’ai tout gagné, c’en est presque douloureux dans mon caleçon. Mais je ne parviens pas à m’en détacher. Il est tellement beau, punaise. Grand, séduisant, avec ses muscles gonflés. Il s’est fait les cuisses, les bras, le ventre, le dos, et à présent chaque partie de sa merveilleuse anatomie m’appelle. Des vagues de phéromones intenses se dégagent de lui, et si je ne me retenais pas… Je ne sais pas ce qu’il m’arrive, j’ai chaud. Des milliers de guêpes me piqueraient avec leurs dards que je ne serais pas dans un tel état. C’est son dard que je veux ! Et ses lèvres roses, entrouvertes pour laisser passer sa respiration haletante. Je pourrais lui en donner, moi, des raisons de souffler et de transpirer, si c’est ce qu’il veut. De très agréables raisons. Il faudrait que je me lève, que je prétexte n’importe quoi pour aller me passer un peu d’eau froide sur les joues, histoire d’être moins rouge, mais dans ce cas, il me demanderait ce qui se passe, et il verrait mon érection à coup sûr. Il va finir par me prendre pour un gros pervers, à force. Depuis qu’il m’a fait découvrir le sexe, notre cadence n’a de cesse d’augmenter, je lui en demande toujours plus – ou alors il cède à ses envies aussi et se jette sur moi, même si la demande vient majoritairement de moi. Lui, il est plutôt câlin, et je fais en sorte qu’il n’en manque pas.

    Un bruit métallique me tire de mes pensées. Damien vient de poser ses haltères. Il reste allongé, les bras ballants, à regarder le plafond en reprenant son souffle. Je vois ses pectoraux qui se soulèvent, son débardeur ne les couvre qu’à moitié. Ses tétons roses m’apparaissent partiellement, avec leur peau fine et rosée. Je rêve de poser mes lèvres dessus, ils ont la forme et la douceur d’un pétale de rose qui se contracte dès que ma langue va jouer avec.

– Chaton, tu veux bien me passer la serviette s’il-te-plaît ?

    Sa voix ! Mais qu’est-ce qui m’arrive ? J’ai les hormones en feu depuis que j’ai passé ce foutu concours. J’essaie d’oublier le moment des résultats, je me concentre sur mon couple, et en conséquence, je ne pense qu’à lui tout le temps, même quand il est à deux mètres deux moi. Je l’aime tellement, à la fois émotionnellement et physiquement. Surtout physiquement en cet instant, je l’avoue. Mais qui ne craquerait pas ?
    
    J’attrape la serviette dans son sac et je me lève pour la lui tendre. Je prends le temps de marquer une page que je n’ai de toute manière pas lue, puisque je suis occupé à contempler une œuvre d’art – l’Apollon du Belvédère en personne ne saurait rivaliser avec ce modèle de perfection masculine. Au moins, j’espère que cela suffira à faire retomber mon érection. J’attends de l’avoir demi-molle pour m’approcher de mon homme, en formulant de vaines prières – il vient d’enchaîner plus d’une heure de sport, il n’a sûrement pas la tête à ça, le pauvre.

    Et voilà, punaise, c’est foutu ! Je suis bien trop près de lui ! Je peux presque sentir la chaleur de sa peau ! Son odeur vanillée, mélangée au déodorant, m’arrive aux narines ! Ses doigts effleurent les miens quand je lui tends le tissu-éponge. Il me sourit et me dit merci avec son air angélique. Il va me prendre pour une grosse salope en manque, mais tant pis. Je lui ferai des tonnes de câlins en lui répétant combien je l’aime après. Pour l’instant, je n’y tiens plus !

– Tu as l’air préoccupé Chaton ? Tu penses à quoi ?

    J’enjambe Damien, et je me tiens à genoux sur le banc, mes cuisses de part et d’autre de sa taille. Je pose mes mains sur ses larges épaules et je m’allonge sur son torse. Mes lèvres trouvent les siennes par habitude, ma langue se glisse dans sa bouche et nous échangeons un long baiser. Mon copain semble agréablement surpris, il enserre ma taille pour me garder contre lui, et m’encourage presque à ce qui suit. A l’aveugle, je palpe la protubérance qui tend son short, si moulant, et je réponds à sa question, un sourire étiré jusqu’aux oreilles :

– Je suis simplement en train de me dire que ça fait un moment que je n’ai pas pris soin de la grosse queue de mon petit ami. Ton avis sur la question, Sweetie ?

    Je le branle à travers le tissu. Un simple regard par-dessus mon épaule me confirme que ce grand gaillard, avec ses airs innocents, ne porte aucun sous-vêtement ; une auréole se dessine à l’endroit où l’on devine sans soucis son délicieux gland. Il cache bien son jeu, le chaud lapin blond.

– Mon avis, rétorque-t-il avec une moue faussement pensive, c’est que tu es encore beaucoup trop habillé pour ce que j’ai à l’esprit.

    Damien glisse sa main par l’une des interstices de ma chemise et, d’un geste expert, il la déboutonne entièrement. En moins de trente secondes, je me retrouve torse nu sur lui, et il s’attaque déjà à mon pantalon pendant que je lui ôte son débardeur. Je me défais du reste de mes vêtements dès qu’il baisse ma braguette, et me colle à lui pour l’embrasser. Je savoure la peau de son cou, son odeur si enivrante, la chaleur de sa peau lisse. Je dévore enfin ses tétons roses ; il appuie sur ma tête tandis que je les suçote et en mordille doucement la pointe. Ses pectoraux se contractent à quelques millimètres de mon visage, et cette vue en gros plan de ses muscles provoque une montée d’hormones si puissante que je crois qu’il sent qu’il va devoir donner le meilleur de lui-même, car son petit Chaton s’est transformé en boule de sexe. Il se débarrasse de son short en un rien de temps, tout en faisant courir ses mains baladeuses sur mon buste. Si mon torse se compare à une plaine plate, le sien mérite le titre de cordillère des Andes – tout en relief, avec des sommets convoités, des bosses partout et un plaisir inégalable à les visiter. Il embrasse mon buste glabre, la pointe de mes aréoles ; je gémis, et il monte en température à une vitesse hallucinante.

    Je suis dressé sur lui, et pourtant Damien attrape ma bouche avec facilité. Il est plus grand que moi, possède une carrure plus imposante, et il sait que j’adore quand il en joue, surtout pendant le sexe. Les muscles de ses épaules roulent sous sa peau. Ses biceps s’emparent de moi. Tout s’accélère. Il sait que je lui appartiens corps et âme – et à en juger par son regard, le corps l’intéresse énormément à l’heure actuelle.

    Hier, je l’ai enfilé au lit et j’ai profité de ses merveilleuses fesses ; aujourd’hui, c’est mon tour de passer sur son fuseau brûlant. Je l’ai chauffé à point pour ça, et je lis dans ses yeux qu’il en meurt d’envie. Là. Maintenant. Lui et moi. Lui en moi. Et bien profond s’il-vous-plaît ! On n’est pas des amateurs !

    L’objet de mes désirs tape dans le bas de mon dos et se loge dans ma raie imberbe. Je sens l’épaisse tige entre mes fesses. Je n’y résiste pas, je passe une main derrière et attrape la merveilleuse bite de Damien. Longue, large, chaude, elle pulse entre mes doigts. Une ou deux caresses sur son gland rose, et monsieur Parfait se contracte en grognant. Je lubrifie l’instrument en étalant la mouille qui suinte sur sa pointe ; la branlette plaît à mon chéri, qui se livre à la même activité sur mon sexe, histoire de m’arracher quelques petits cris peu virils. De toute manière, quand on est à califourchon, sur le point de s’empaler sur le gros chibre de son petit ami, on ne fait pas de manière.

    Il ne me quitte pas des yeux, attentif à la moindre de mes réactions. Je suis dans la même situation. Je le vois porter ses doigts à sa bouche. Il les suce, les humidifie bien, et en bon Chaton, je me plie à ses désirs ; je m’allonge sur lui, plaque mon torse contre son corps d’Apollon, et je creuse mes reins. Sa paume glisse sur mon dos tandis qu’il m’embrasse avec fougue. Il joue un instant avec la crevasse lisse, palpe mes globes, et s’arrête enfin sur mon petit trou. Il le masse, détend ma chair sensible ; je me tortille sur lui et recule même le bassin pour en avoir davantage. Damien comprend mon impatience, la sienne se manifeste sous la forme d’une érection intenable ; je bouge mon bas-ventre, de manière à frotter son sexe entre nos abdos. Dans le même temps, mon copain insère une première phalange à l’intérieur de mon rectum. L’index me pénètre. Il fouille en moi, m’écarte et me détend. Le majeur rejoint vite son camarade, et je deviens ingérable. Je dévore Damien plus que je ne l’embrasse, je baise son cou, sa clavicule, je le décoiffe, et lui, stoïque et amusé, il enfonce ses doigts en profondeur, avant de les ressortir pour les remettre en moi. Il me doigte comme un Dieu, et je me prépare déjà au plaisir monumental qui va venir ensuite. Pour l’instant, il frôle simplement ma prostate ; il faut quelque chose de bien plus gros pour qu’il la dézingue franchement.

    Je dépose de la salive dans ma paume, me redresse, l’obligeant ainsi à retirer son index et son majeur, et recouvre son pieu avec du lubrifiant naturel. Damien m’observe. Une pointe d’inquiétude traverse son regard : est-ce que je ne risque pas de me faire mal à aller trop vite ? il découvre que non lorsque je m’accroupis au-dessus de lui, son chibre en main, et que je descends dessus. La pointe du gros missile entre en moi sans problème. La hampe suit, j’en devine les veines. La chaleur de mon homme se répand dans mon cul. Je passe le cap fatidique de la moitié, sans brûlure ni gêne. Fait rare, je mouille par derrière. Décidément, je suis chaud, et Damien le sent. Il prend confiance, pose ses mains sur mes hanches et, quand je lui donne mon approbation, il soulève son bassin, me rentrant d’une traite le reste de sa queue dans le fion. Je pousse un cri dément, m’affale sur le torse de mon copain et, m’accrochant à ses épaules, je cambre au possible.

– Oooooooh Sweeeetie !!! C’est trop bon… Ahaannn !

    Il gémit autant que moi. Je niche ma tête au creux de ses pectoraux, gonflés par sa respiration, et j’essaie de me retenir. Impossible ! Dès qu’il amorce un va-et-vient en moi, je couine. Je monte dans les aigus. Sa bite m’ouvre, se glisse au fond de mon intimité, passe sur ma prostate, l’écrase, et se retire afin de mieux revenir à la charge. Je suis allongé sur lui, il est allongé sur un foutu banc de muscu qui n’est absolument pas conçu pour ce genre de sport. Peu importe. L’envie est trop forte. Il relève ses jambes, prend un appui plus solide, et à ce moment, je serre ses biceps. Il manque de me faire basculer, tant ses coups de reins sont fougueux. Je n’ose pas imaginer le spectacle de sa queue en train de me pistonner. Mes joues sont rouges, les siennes aussi. Nous soufflons entre deux baisers, ou deux gémissements. Mon anus me picote, j’en réclame encore davantage. Ses couilles claquent contre mes fesses, je les entends, je les sens même. Son odeur, sa force, les sons qui prennent naissance dans sa gorge ! Et surtout, sa bite qui glisse dans mon conduit humide ! L’épaisseur est idéale ! Le mec est idéal !

    C’est officiel, je suis une grosse salope. Je me redresse. Je pose mes mains sur le torse de mon merveilleux amant et je reprends le contrôle. J’utilise mes cuisses afin de monter et de descendre à mon rythme sur son pieu. Quand je m’enfonce intégralement dessus, Damien m’envoie quelques à-coups rapides, bien placés, qui me passent la prostate au marteau-piqueur ; dans ces cas là, ma bite dépose des traînées de pré-sperme sur son torse marmoréen. Il les récupère avec ses doigts et les étale sur ses lèvres roses, avant d’y passer sa langue en lâchant un petit « miam » si sexy. A d’autres moments, la lenteur est préférable. Je contrôle les va-et-vient et le regarde qui râle ; son sexe profite de mon intérieur, je contracte mes sphincters autour de l’épais gourdin de mon chéri, et il tire sur mes tétons, comme s’il cherchait à se venger pour tout le plaisir que j’offre à sa grosse colonne de chair. La variation des rythmes lui permet de tenir un long moment, et je craque avant lui. Je m’enfonce, remonte d’un coup et m’empale derechef. Damien empoigne ma queue et, en deux coups de poignet, j’expulse quatre giclées de sperme sur son corps d’athlète. Il ricane, se retire de mon cul largement assoupli et aussi humide que la forêt Amazonienne en période de mousson.

    Je quitte le banc de muscu et m’agenouille devant mon copain. Debout, il me paraît immense, avec son buste en V, ses cuisses de nageur, et son chibre, pile à la hauteur de mon visage. Mon beau blond le prend par la base et le balade sur mes joues, le tapote contre mon nez et mon front. Je gémis, m’en délecte d’avance et, lorsque son gland tape finalement à l’entrée de ma bouche, je l’avale avec un plaisir non-dissimulé. Je pose une main sur les abdominaux contractés de Damien, mon sperme poisseux y dégouline comme la pluie dans des gouttières, ma paume est moite, et je suce sans répit. A force, j’ai fini par me faire à sa largeur. J’écarte la mâchoire, ne me soucie pas des commissures de mes lèvres, et je salive abondamment, de sorte que le mandrin glisse aussi aisément à l’étage que dans ma chaudière du rez-de-chaussée. Mon chéri s’appuie sur le banc, derrière lui, ses biceps se contractent et leurs veines ressortent. Je niche mon nez dans son pubis, et la toison dorée me chatouille les narines, pendant que le gourdin de mon amant bute dans le fond de ma gorge.

    J’espérais que ça suffirait à le faire décharger au fond de mon œsophage, mais il est coriace le Sweetie. Je malaxe ses boules, qui pendent sous la tige rigide, et je la branle tout en m’activant dessus. Tantôt ma langue titille la pointe de cette friandise, tantôt je la suce sur toute sa longueur. J’ai l’impression qu’elle se gorge encore davantage et gagne en raideur – j’ignorais que c’était possible. Il ne reste qu’un dernier recours ; mes doigts passent derrière les bourses pleines de mon chéri et se glissent entre ses deux fesses bombées. Je découvre à tâtons sa petite rondelle, la chatouille, et c’est à présent mon tour de lui enfoncer une ou deux phalanges dans le cul. Il hoquète, surpris, et se détend tout en gémissant. Ma bouche sur sa bite, la pointe de mon index afin de masser sa prostate, mon ange est aux anges. Il avance et recule son bassin, caresse mes cheveux, appuie parfois sur ma nuque, en douceur malgré son désir.

    Mon copain me retire enfin son gros morceau et, le plaçant à un ou deux millimètres de mon visage, il m’offre une vue de rêve sur son méat, qui s’écarte pour décharger soudain. Un geyser islandais ne m’aurait pas autant impressionné. Sa crème s’étale sur mon visage ; les six giclées blanches percutent mes joues et mon nez, et dégoulinent jusque sur mon menton. Sa semence est si épaisse qu’elle pourrait me remplir totalement la bouche. Aujourd’hui, il a cependant préféré me repeindre la façade avec son gros pinceau, mon Sweetie.

    Je sursaute lorsqu’un bruit survient derrière moi. J’ai à peine le temps de tourner la tête que j’aperçois la carrure surdimensionnée de Thomas. Il vient sûrement accomplir sa séance de sport quotidienne. Torse nu, il ne porte qu’une serviette sur l’épaule ; elle tombe sur l’un de ses pectoraux massifs. Il est encore plus imposant que Damien et, à genoux devant mon amant, j’ai l’impression qu’un géant mythologique débarque dans la pièce. Il se fige quand il se rend compte qu’il tombe au mauvais moment. Ses cheveux noirs, parfaitement coiffés, lui donnent l’air d’un mannequin. Son sourire carnassier découvre une rangée de dents blanches, il passe une main sur sa mâchoire carrée et ricane :

– Eh eh eh, eh ben, qu’est-ce qu’on a là ? Vous vous amusez bien tous les deux à ce que je vois. Dire que vous osez vous plaindre que je m’occupe trop de mon fiancé adoré, alors que vous deux, vous ne vous privez pas.

    Oh non ! Il s’approche. Il jette un regard à ma figure maculée de sperme, et au sexe encore raide de Damien. La tige bande encore, pulse et se balade sous mon nez.

– Bah alors Matt, tu nettoies pas la queue de ton copain ? me lance Thomas. Et toi Damien, tu pourrais lui passer ton gland sur la figure, histoire qu’il mange une bonne sucette à la crème !

    Evidemment, la situation ne manque pas de nous attirer les commentaires du pervers de service. Je vire au rouge, et Damien bafouille, lui aussi. Il lâche un rapide « dégage Thomas, on est occupé ». Le colosse brun hausse les épaules, et replace l’énorme tige qui prend du volume dans son short. Il porte vraiment très peu de tissu sur lui, ce grand gaillard, et j’entrevois malgré moi une bonne partie de son généreux organe, qui dépasse par l’entrebâillement, contre sa cuisse. Mon Dieu, son gland est énorme ! Et la tige qui le supporte me paraît aussi monumentale ! Je n’ose même pas imaginer les boules qui lestent un engin pareil. J’ai une pensée en direction du cul de son mec, qui doit avoir un talent inné pour réussir à encaisser ça.

    Thomas fait demi-tour en lançant encore une ou deux remarques. Je devine qu’il barre le passage à Valentin lorsque je l’entends s’exclamer :

– Euh, nan bébé, viens, on fera du sport plus tard. Pour l’instant, j’ai un truc absolument génial à te montrer… Tu vas voir, c’est énorme.

    Y en a un autre qui va se faire déboîter le bassin, et en beauté. Damien me relève. L’intervention de notre cher colocataire nous à tous les deux refroidis un peu. Il essuie mon visage avec la serviette, me prend contre lui et plaque ses lèvres contre les miennes.

– Merci Chaton, c’était… Ouah, j’ai même pas de mots.

– Parce que c’est déjà fini ? je lui rétorque en saisissant son sexe encore à moitié raide.

Mon copain éclate de rire.

– Mais t’es insatiable ma parole. Viens plutôt prendre une douche avec moi, on en a partout. Et qui sait, la cabine est assez étroite, on pourrait peut-être…

    Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase. En dépit de mon petit gabarit, j’entraîne mon amant athlétique en direction de la salle d’eau. Là, nous entrons dans le cube vitré. L’avantage d’être déjà nu, c’est que j’ai la possibilité de le tripoter sous toutes les coutures pendant qu’il règle la température de la douche. La vapeur ne tarde pas à nous environner, et ses filaments opaques créent un cocon autour de nous. Le dos collé contre la vitre, je suis à lui. Il me serre, m’étreint et m’embrasse. Ses cheveux tombent sur son visage en mèches lourdes. Les miens ne sont pas mieux. L’eau ruisselle sur son torse glabre, nettoyant la semence que j’ai déversé tout à l’heure. Il passe un gant sur mon nez et mes joues pour enlever le sien, et je regrette simplement de ne pas pouvoir y goûter davantage. Je le frotte avec le pain de savon, je sens la moindre aspérité de ses muscles sous mes paumes. Ses tétons pointent. Son dos se courbe quand il se penche sur moi, et ses épaules massives m’enveloppent. Ses biceps me soulèvent aisément. J’encadre son visage et savoure sa langue dans ma bouche.

    Vient le moment de nettoyer la partie sensible, et ça ne loupe pas. Je prends son sexe en main ; en moins d’une minute, il est aussi raide qu’une poutre. Le bel engin de chantier ne me laisse pas répit, et j’en redemande aussi de mon côté. Je me retourne, le ventre contre la paroi, et je tends le gant à Damien.

– Tu veux bien me nettoyer le dos, s’il-te-plaît Sweetie ?

    Il comprend mon petit manège et se colle contre moi. Le pain de savon glisse sur mes omoplates, le long de la colonne vertébrale, et dès qu’il arrive au niveau des reins, je creuse, mettant ainsi mon postérieur en valeur. Le gant lâche un « splosh » sonore quand mon chéri le laisse tomber. Le savon suit. En un rien de temps, deux doigts rouvrent mon intimité ; elle s’est à peine refermée en l’espace d’une dizaine de minutes. Mon anus s’écarte dès qu’il glisse ses phalanges en moi. Je suis tellement humide, à l’intérieur à cause de l’excitation, et à l’extérieur à cause de la douche. Damien tape son sexe contre mes fesses ; la tige claque, je gémis et je cambre davantage. Il passe un bras autour de mon torse, glisse sa langue dans mon cou, je lui souffle un « je t’aime », qu’il me rend tout en enfonçant son chibre dans mon rectum. Il reprend possession de mon cul. Sa queue m’écarte à nouveau les entrailles, et je plaque mes paumes contre le verre tandis qu’il s’active derrière moi. Son souffle chaud se perd sur ma nuque, elle se hérisse, et je n’entends plus que ses cris fougueux alors qu’il donne des coups de reins amples et profonds. Il me prend à fond, j’adore, et je le fais entendre. Ma prostate est stimulée toutes les deux secondes, et dès que les couilles de mon chéri claquent contre mon postérieur, je sais que la décharge dans ma colonne vertébrale va arriver.

    La levrette permet peut-être à Damien de m’enculer à sa guise, de mettre le rythme qu’il veut et de s’enfoncer bien profond, mais il ne résiste pas bien longtemps ; il aime voir mon visage quand il me prend, et savoir que nous approchons de l’orgasme ensemble. Il se retire, me retourne fiévreusement, envahit ma bouche avec sa langue, et me soulève avec une facilité déconcertante. Voir sa musculature ainsi en action me rend dur au possible. Je bande contre lui. Je passe mes bras autour de son cou, il me soulève par les cuisses et, m’appuyant contre la paroi de la douche, il me plante sur son gourdin, d’une traite. Je hurle de plaisir. Il accélère, souffle comme un bœuf et, la position n’étant pas confortable, il s’assure que le moment soit intense, puisqu’il sera sûrement court. Il me lime à toute allure, transforme mon cul en autoroute, ma prostate en crêpe, et plonge son glaive en moi avec une telle intensité ! Je couine, je ne suis plus vraiment dans la pièce. Je ne perçois plus que ses yeux, son râle continu et sa putain de grosse bite dans mon fion !

    Je sens le moment arriver, et je ne le retiens pas. J’éjacule derechef sur son torse et, chose rare, un liquide chaud s’écoule entre mes jambes. La bite de Damien est recouverte de mouille et, au moment où il tasse sa dose au fond de mon conduit, ce dernier se resserre pour inonder le pieu de mouille rectale. Les frissons qui hérissent ma peau se prolongent sur celle de mon amant. Il me repose au sol, et je chancelle. Sa queue ramollit vite à présent qu’il est convenablement vidé. Un mélange blanchâtre et translucide coule sur l’intérieur de mes cuisses. Je suis tellement ouvert que je vais le regretter dans quelques heures, mais peu importe, ça en valait la peine. Mon mec idéal me récupère dans ses bras et me murmure des mots tendres à l’oreille. Je l’embrasse faiblement. Mes hormones ont été évacuées, et je me sens aussi faible que Valentin après le passage d’un Thomas archi-sauvage.

– Désolé Chaton, j’y ai été un peu fort, mais c’était tellement bon, et tu étais tellement chaud, j’ai pensé que tu aimerais…

– J’ai adoré Sweetie ! C’était merveilleux ! Tu es merveilleux ! Mais ce soir, tu n’auras que des câlins, et peut-être une petite pipe, mais pour un deuxième round, on va attendre demain matin, hein. Là j’ai le cul en compote.

    Je lui dis ça, mais je sais que ce soir, après un moment très câlin, c’est lui qui aura le sien dans le même état. Et le pire, c’est que je devine déjà dans son regard qu’il va en réclamer autant que moi sur le banc de muscu.

    Décidément, l’amour et le sexe sont vraiment les deux moteurs du couple. Et Damien et moi sommes un couple très uni, ça ne fait aucun doute.


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