Frenchies in a New World - Chapitre 23
Chapitre 23
Je trouve toujours incroyable la manière dont les espaces verts poussent en ville. De temps à autre, on trouve toujours des aberrations, quel que soit l’endroit; mais le quartier que nous visitons est incroyable, avec ses demeures en pierre rouge et sa verdure omniprésente.. Il émane de lui une impression de santé et d’opulence. Sans compter sur le grand Prospect Park, certe moins vaste que le Central Park à côté duquel nous vivons, forêt de verdure au milieu de la ville.
– Dis, bébé, ça te dit pas d’acheter une baraque dans ce quartier? Mon bébé salope au Park Slope, c’est comique.
– Eh ! Surveille ton langage, surtout quand tu parles de moi ! Rappelle-toi qui te fait du bien !
– Je te taquine mon bébé d’amour, t’es juste un petit coquin.
Le grand brun le regarde avec cet air affamé qui le fait rougir, et le rouquin se concentre sur le cornet qu’il a entre les mains. Il cache presque son visage pour que son chéri ne voit pas la langue qui prélève la crème glacée blanche.
– N’empêche, je me suis toujours demandé, puisqu’on trouve des sucettes ou de la glace au lait maternel, pourquoi y en a pas au lait paternel ? Ça te dirait pas, mon bébé chéri, une glace au bon lait de ton mâle ?
– Non, ça va, je préfère la vanille ou le chocolat…
– C’est pas ce que tu dis quand je vais jouir.
Rouge écrevisse, le rouquin tape la main de Thomas qui se tendait vers lui, et avance rapidement pour mettre de la distance entre le nounours pervers et lui, puis manger son petit plaisir givré sans remarque coquine. Il va falloir un peu de romantisme au rouquin avant qu’il ne cède à une quelconque envie !
Heureusement pour lui, Thomas est malin. Il finit par se coller à son chéri sans le tripoter - ce qu’on pourrait presque qualifier d’exploit. Pour marquer des points, il nous arrête dans une pâtisserie à l’allure chic, et paye à chacun un autre goûter. Sans un mot, mais avec un regard qui en dit long, il observe son fiancé qui choisit un salambo, le chou à la crème, qu’on appelle aussi parfois un gland… C’est donc avec trois regards amusés braqués sur lui qu’il croque la dernière bouchée avant de se lécher les babines.
– Bah quoi?
– Tu l’as aimé le gros gland de ton chéri, hein ?
– Damien ! Faut que ton mec arrête de traîner avec le mien !
– Tu traînes avec le mien, faut bien que je m’occupe avec mon ami. J’ai appris à faire une vidange la semaine dernière !
– Mais tu savais déjà très bien faire les vidanges, mon Chaton.
Rire général, qui semble gêner les quelques personnes présentes. Nous quittons les lieux; nous ne sommes vraiment pas fait pour côtoyer les hautes strates de la société !
Nous retournons dans le parc sous le soleil éclatant, déjà bien chaud pour un mois de Juin. Thomas remarque le calme du lieu et la Prospect Park Boathouse, qui auraient été parfaite pour un mariage, même s’il aime beaucoup l’endroit où aura lieu le sien. Je note mentalement l’adresse, ainsi que celles de quelques agences immobilières que nous croisons sur le trajet de retour, surtout la Mougeot & Placide Co qui semble avoir des biens tout à la fois chics et non exorbitants. Je ne suis pas le seul à jeter des coups d'oeils appréciateurs aux annonces en vitrine - même si pour Thomas, ses yeux ne fixent pas la même chose. L'avantage quand on a de l'argent, c'est qu'on n'a plus besoin de choisir entre un appartement près de son travail et une résidence confortable. Enfin, notre colocation est tout ce qu'il y a de plus confortable !
Preuve de notre confort total, Valentin prépare le repas pendant que je suis avec mon Chaton adoré, collés sur le canapé à jouer avec Cuddle. Je regarde soudainement mon petit copain et lui demande :
– Chéri, tu veux te marier quand avec moi ?
– Pourquoi cette question ?
– Parce que dans un mois, toute la famille sera rassemblée, tout est prêt pour faire la fête, on pouvait s’ajouter à l’endroit qu’on a vu aujourd’hui. Enfin pas forcément le jour même.
– Sweetie, c’est bien la première fois que je te vois égoïste, même si ça part d’une bonne intention ! Tu vas quand même pas voler la vedette du grand jour de tes deux frères adoptifs ! Je te promets qu’on se mariera, tu feras le mariage de tes rêves; mais là, on peut pas être témoins et mariés ! On peut pas profiter sinon ! Laisse les célébrer leur amour, ça ne se partage pas un tel évènement !
– Oui tu as probablement raison… Mais vu que j’ai ta promesse qu’on va se marier alors ça me va!
– Bien sûr qu’on le fera, même si pour moi c’est plus administratif qu’autre chose ! Je veux te faire plaisir, te rendre heureux, mais même sans ça je veux passer ma vie avec toi, mon doux et adorable Sweetie.
Je l’embrasse, tellement il fait battre mon coeur. Je souris comme un idiot, alors que le rouquin débarque dans le salon.
– Désolé de vous déranger, mais je voulais prévenir qu’on avait un invité ce soir. Enfin… ça m’évite surtout d’aller à côté à cette heure.
– Mais il est pas gêné de te faire bosser à une heure pareille ! s’exclame Matt.
Valentin hausse les épaules et lâche un soupir. Le boulot bien payé s’est trouvé être un cadeau empoisonné plus qu’autre chose! Uniquement de mon point de vue en tout cas. Je sais que mon frère aime ce qu’il fait, et le salaire compense les petits désagréments de ce genre !
Les quelques coups à la porte d’entrée surprennent tout le monde, même en sachant que l’on a de la visite. J’avais oublié la manière originale de Nicolas : il s’annonce telle l’ouverture des pièces de théâtre - mais qu’allons nous voir aujourd’hui ? Tragédie ou comédie ? - et nous ouvrons pour découvrir Dom Juan personnifié. Impeccablement coiffé, le corps moulé dans un chandail beige sur un pantalon camel, son ensemble ne manque pas de goût, même si on peut qualifier d’ostentatoire et de prétentieux les accessoires qui complètent cette garde-robe. Je n’ose ni imaginer le prix de la montre Suisse, ni celui des lunettes de soleil de grande marque, sans compter les boutons de manchette ajoutés, en or serti de rubis. Je ne vais plus dire à Valentin qu’il jette son argent par la fenêtre, lui au moins achète des choses utiles ! Enfin, je suppose que soigner son look est utile pour Nicolas; chacun son point de vue.
Il salue tout le monde en nous faisant la bise, insiste particulièrement sur les joues de mon copain et celui de Thomas. J’entends presque les dents de Thomas grincer. Quant à moi, je retiens ma main; mais je garde Matt près de moi, alors que le châtain s’assoit à table et se fait servir, comme il en a l’habitude depuis sa naissance.
– Aaaah, ça fait du bien de se poser un peu. C’est sympa chez vous, je devrais passer plus souvent pour échapper… pour vous voir.
– T’as encore trouvé un gigolo qui te pompe pas que la queue, on t’avait prévenu !
– Ouais, mais j’essaie de changer ! Je fais plus comme avant, à prendre et jeter ensuite. Enfin après une dizaine de fois maxi si.
– Épargne-nous ta vie sexuelle, merci, lui rétorque son employé, t’es pas venu pour ça.
Je découvre une nouvelle facette de Valentin, lui toujours si enjoué semble à la limite d’envoyer balader son patron. Ils se mettent à parler boulot et délaissent le repas au bout de quelques minutes. Thomas soupire, et ses poings se crispent quand il voit le bras du séducteur passer dans le dos de son bébé sur le canapé. Le rouquin change de siège et s’installe face à Nicolas, qui ne semble pas pour autant intimidé. Je le vois prendre ses aises et ouvrir le haut de son vêtement. La fourchette dans la main du brun manque de se tordre d’une minute à l’autre si l’on ne fait rien.
– Ah, Loulou, je me demandais si tu pouvais pas reporter ton mariage, j’ai vu un super voyage que je pourrais faire à cette date…
Thomas se lève et manque de renverser la table, mais le regard que son rouquin jette à Nicolas le rassure : sa jalousie n’a pas lieu d’être, et les avances du séducteur sont, comme toujours, sa manière de fonctionner.
– MON mariage ne sera PAS décalé, car mon chéri a fait sa demande largement en avance pour que tu puisses gérer tes petites affaires le temps d’une semaine. Je te préviens, je te supporte parce que mon boulot est prenant, et que tu me paies bien, mais je DÉMISSIONNE si tu viens me pourrir ma lune de miel ! Tu pars avant ou après avec ton vide couilles si tu veux, je vais gérer, mais ce moment c’est LE MIEN !
– Ok, ok. T’énerves pas !
Ils reviennent manger - froid - sous le regard victorieux de Thomas; son petit mec a des couilles au moins aussi grosse que lui pour commander Nicolas. Pas étonnant qu’il en soit toujours dingue, au fond, lui qui est habitué à ce que le monde se plie à ses désirs!
Le repas se termine dans un silence que je ne saurais qualifier de glacial ou religieux. Heureusement, Cuddle nous amuse avec ses pitreries, il poursuit une mouche qui est entrée par la fenêtre - entrouverte plus exactement, pour être certain que le petit chat ne saute pas à travers!
– Sinon j’étais aussi venu pour parler salaire… Vu que c’est grâce à toi qu’on a pris une grosse côte en Bourse…
– Fais ce que tu veux, c’est toi le patron.
– Même un demi million ?
Nicolas sourit de toutes ses dents, le rouquin a l’air ébahi.
– C’est beaucoup, après tu fais ce que tu veux de ton argent.
– Ok, donc tu vas avoir une grosse prime alors, sois pas surpris. Bon, je vais y aller, je vais pas vous embêter plus! A demain mon Loulou !
Le millionnaire s’en va alors que le bébé de Thomas marmonne un “va au diable” qui nous fait rire. Sauf Thomas, qui interroge son bébé sur la proximité de Nicolas. Apparemment, il est toujours comme ça, très “tactile”; selon les dires du rouquin, c’est étonnant que personne ne l’ai balancé dans le cadre du #metoo. Si lui n’a rien fait, c’est parce que les fois où le jeune et séduisant businessman a réussi à poser les mains sur lui, il s’est pris une baffe… Finalement il reste pour une fois fidèle à autre chose que ses amis!
Nous allons pour la nuit chacun dans la chambre avec notre chéri; je commence à me coller au mien, une fois déshabillé. Il lorgne directement mon corps, que je cache sous une couverture. Ses mains glissent entre mes abdos, et je ne suis pas en reste à parcourir ses dos et un peu plus bas.
– C’est fou les couilles qu’a Valentin pour faire marcher deux mecs à la baguette, comme ça.
– C’est sa gentillesse, il est adorable et ensuite obtient tout ce qu’il veut.
– Ah ça, c’est certain! Et lui a de quoi se faire plaisir, car les couilles de Thomas sont encore plus grosses.
– Ouais, et alors? Je suis pas moins viril que lui.
– Ah oui? Tu saurais me faire jouir? De ce que m’a dit Thomas, il a fait jouir son bébé toute la nuit! Je veux bien qu’il exagère toujours un peu mais…
– Viens ici, petit coquin! Tu vas voir si tu vas pas jouir de tous les côtés!
– Si tu me veux, il faut m’attraper !
Avant qu'il ne puisse sauter du lit, je lui attrape les jambes et le tire contre moi. Ses cuisses sur mes épaules, nu, je lui jette ce regard à la fois chaud et amoureux : la nuit promet d'être longue.
Je glisse un oreiller sous sa nuque, pour qu'il soit dans une position plus confortable, avant de commencer à prendre en bouche son morceau. Vu comment il mouille, je l'excite ce petit coquin. Mes mains partent à nouveau entre ses Monts du Plaisir, et j'abandonne assez rapidement ma pipe pour mettre ma langue au service d'une toute autre cause, qui ne tire pas moins de gémissements à son destinataire. Rapidement et sous le coup de l'excitation, je le tourne et m'allonge, qu'il puisse me sucer le dard.
– T’aime ça hein, t’es tout raide… vas-y, suce mon gros bonbon, et moi je me donne à fond sur ta délicieuse rondelle !
Pas besoin de le répéter deux fois, j’ai droit à une des meilleures gâteries de ma vie. Nous mettons chacun sur notre centre d’attention une voracité telle que seuls les gémissements perturbent la frénésie qui nous est venue. Ma langue tourne et étale de la salive sur et dans sa rondelle, je vais bientôt pouvoir le retourner pour sentir une autre chaleur que sa délicieuse bouche sur mon pieu.
C’est d’ailleurs de lui-même qu’il change de position et vient s’assoir sur moi, sur la raideur intense, d’autant plus lorsque je regarde son corps mince et ferme - le sport avec Thomas se voit de plus en plus - aux pectoraux finement marqués. Je caresse ses bras alors que mon gland entre en lui, et je le trouve soudainement encore plus beau et désirable, au point de devenir encore plus raide. Il le sent d’ailleurs, et moi aussi : :je suis plus à l’étroit que d’habitude, dans ce fourreau incroyablement effilé. Je ne bouge pas, je ne voudrais pas lui faire mal; j’attends qu’il s’adapte, et se mette à bouger. Je m’attends presque à ce qu’il décule, et je ne lui en voudrais pas : je sais ce que c’est l’appréhension, le resserrement engendré, et la douleur qu’on peut ressentir avec un mandrin épais. Or je ne suis pas un des plus petits calibres qu’on puisse trouver, sans pour autant être un Duroc.
Il a les yeux fermés, il se concentre sur je ne sais quoi. Jusqu'à ce que je me mette en mouvement, la respiration contrôlée. Il ne bronche pas, et je sens la tension de son dos qui diminue, sans pour autant disparaître. Il reste attentif et à l’écoute de son corps tout en suivant ses hormones… Il se pistonne doucement et je mouille abondamment; plus qu’à l’accoutumée ? C’est probable, vu mon degré d’excitation et mon blondinet qui me suçote les doigts puis les tétons lorsqu’il se penche. Mon bassin entre en action sans trop le secouer, je fais de longs va-et-vient sur toute la longueur de mon sexe. Je le retourne sur le dos, je veux le prendre en le regardant dans les yeux. Je dépose un baiser sur ses lèvres fines tout en gardant ses yeux rivés aux miens. Il se mord les lèvres lorsque mes noix battent la cadence contre sa peau fine. Il me chauffe trop! Je n'arrive plus à penser autrement qu’à l’instant, je veux le faire gémir, lui donner le maximum, comme une preuve supplémentaire de mon amour pour lui; au lieu de caresses, c’est avec mon sexe, pour lui faire l’Amour. Je suis tellement bien dans ses bras. La chaleur augmente mais pour nous deux. Notre peau prend la belle couleur du coucher de soleil, tandis que nos yeux étincellent. Je souffle de plus en plus et augmente la cadence jusqu'à rentrer comme dans du beurre, sans oublier de frotter sa prostate.
Il me fait perdre la tête, tout comme il perd la sienne; les larmes dans ses yeux ne sont pas de douleur, je le prends avec une douceur sauvage alors qu’il me murmure de continuer. Je respire de plus en plus vite, il reprend ses gémissements en même temps que moi à chaque mouvement. Il saisit son sexe et se branle en me regardant d'une main, de l'autre il me caresse le torse. Quand il jouit et se contracte, c’est comme si nous étions reliés : nos corps se figent, enlacés, alors que j'explose littéralement en lui. On ne sent pas toujours les jets de plaisir en interne, mais là certainement, je crois n'avoir jamais joui comme ça. Je m'écroule sur lui, il a l'air aussi épuisé que moi, mais heureux et comblé. Je roule sur le côté, sortant de son intimité et le sexe mou, récupère de quoi nous essuyer avant de nous couvrir.
Le tissu conserve notre chaleur, ce qui est parfait pour Matt qui se blottit dans mes bras. Je glisse à son oreille des “je t’aime” et que j’ai adoré notre câlin coquin. D’un bout à l’autre, c’est comme si nous avions partagé le plaisir. C’est ça, l’Amour.
La Lune apparaît dans le ciel, ronde et incroyablement brillante. Je me lève sans faire bouger mon Chaton pour fermer le rideau. Dans le silence de la nuit, j’entends des gémissements étouffés : la pleine Lune n’a pas réveillé que nos hormones…
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