Frenchies in a New World - Chapitre 25
Chapitre 25
Une caresse au creux de mes reins. Son odeur qui emplit mes narines. Son souffle chaud soupire un "Je t'aime Sweetie" qui fait fondre mon coeur. J'essuie avec le premier tissu qui passe à ma portée le fruit de notre plaisir, entre mes cuisses. Quel coucher et lever incroyablement coquin!
La vibration d'un téléphone me fait ouvrir les yeux. Le soleil entre par les fenêtres du salon, mais notre sommeil a été protégé par le rebord du canapé. Il doit être midi passé. Je rate le premier appel, ne décroche pas au second : je suis avec mon chéri, émerge d'une activité intense, je ne veux pas parler à Nicolas. Il a des employés sur place, pourquoi ne se débrouille-t-il pas avec eux ? D'ailleurs, il ne laisse pas de message, ce n'est probablement pas important. Nous pouvons commencer notre journée et nous amuser le temps que nous voulons.
Le temps passé à cuisiner et se câliner fait qu’il est déjà vingt-trois heures. Je termine le dîner aux chandelles dans la serre avec mon chéri. Nous avons fêté comme il le fallait son diplôme, reçu aujourd'hui, avec son contrat à la fac. Nous avions déjà célébré sa réussite à l'annonce des résultats, mais nous profitons d'un moment à deux. La Lune brille, le moment est intense. Je regarde la flamme de la bougie dans ses yeux, qui fixent ma main sur laquelle trône la bague de fiançailles, qu'il m'a donné après ma demande. Un simple anneau, taillé dans une pierre bleue, sans doute choisie avec l’aide de mon frère-marabout. Elle me fait penser à ses yeux, c'est parfait !
Je prends sa main et dépose un baiser dessus. Son doigt glisse au coin de ma bouche avant qu'il me le fasse sucer : une goutte de crème glacée traînait sur la commissure de mes lèvres. Je me lève pour le dévorer - et lui donner une autre crème à avaler - lorsque mon portable vibre. Cette fois je réponds, c'est le rouquin.
Quand je résume la situation à mon beau blond, il m'enjoint d'aller faire payer Nicolas, qui, en plus de s'attirer des ennuis, perturbe la Lune de miel de nos amis. Les voilà donc en train de rentrer à New York, mais cette fois sans raccourci; ils en ont donc pour quinze heures de voyage au bas mot. En attendant, nous pouvons nous reconcentrer sur nous.
C'est là que Matt remarque le tracé sur mon bras, le long de mon biceps. Curieux, il suit la ligne, qui s'efface sous ses doigts humides. L'odeur de fruits, arômes chimiques, s'élève dans l'air.
– Ça peut se manger Chaton.
C'est donc lui qui vient sur mes cuisses et fait rapidement sauter les boutons de ma chemise. Il découvre alors le jeu que je lui ai préparé : les lignes s'entrecroisent sur mon torse, des flèches autour de zones importantes, mes tétons au centre de cibles comestibles. Il ouvre mon pantalon et baisse mon boxer pour tomber sur mon sexe bandé. Je rougis légèrement face à son petit sourire lorsqu'il lit "sucer ici".
– Quelque chose me dit que c'est toi qui veut être mangé surtout Sweetie! Petit coquin, je ne peux qu'accepter !
Je me penche et l'embrasse alors qu'il est déjà entre mes cuisses. Il est aussi raide que moi, ma main vient le tripoter un peu.
– Bon, je te suce ou bien tu te fais-une auto fellation pendant que tu me branles ?
– Rhooo, tais-toi et suce plutôt que de dire des bêtises !
– Oh oui, remplis moi la bouche avec ta bonne bite!
Je soupire de plaisir en même temps que d'amusement désespéré. Son air mutin autant que sa répartie me plaisent, et je comprends parfaitement qu'il se soit intégré à notre groupe. Les gémissements qui m'échappent semblent le stimuler, nos regards se croisent, avant qu'il se concentre de plus belle sur mon service trois pièces. Après avoir fait rouler mes boules dans ses mains, il glisse entre mes fesses. Je ferme les yeux et m'assieds de manière à lui laisser un accès. Ses doigts entrent doucement en moi, mes couinements s'accentuent; quel pied de se faire pomper intégralement et de se faire caresser l'arrière en même temps! Mon mec est décidément parfait !
Sa langue glisse ensuite pour faire disparaître chaque trait de ma peau, pendant que ses doigts continuent de me donner du plaisir. Je le serre contre moi, je veux l'embrasser et sentir son corps! Lui aussi doit être dans un état second, nous sommes en phase; chaque caresse me hérisse, j'ai l'impression de sentir sa chaleur tout autour de moi - son aura comme dirait le marabout.
C'est dans ce même état second que je fais glisser le reste de ses vêtements au sol et lui demande de me pénétrer - chacun son tour, il a déjà eu la mienne deux fois aujourd'hui ! Ses doigts glissent sur ma peau sensible, mes biceps se contractent alors qu'il les frôle à peine, sa bouche dans mon cou me fait l'effet d'un choc électrique, et c'est à peine si je résiste à l’envie de le retourner pour prendre mon plaisir passif comme je le veux. Mais je reste à demi allongé, son épiderme en contact sur le mien, et sa tige qui fait des merveilles en moi.
J'ouvre les yeux sur son visage fin, ses yeux bleus concentrés sur mes traits. Je marmonne un "laisse-toi aller" qui le déstabilise et nous nous écroulons au sol. Alors je le mets sur le dos et m'empale, mets ses mains sur mon torse. J'ai beau savoir que je ne suis pas trop mal physiquement, c'est toujours un plaisir d'entendre son "t'es super sexy Sweetie" juste avant de me faire caresser et dévorer les rustines. Que c'est bon!
Je contracte mes abdos en même temps que ma rondelle, remercie je-ne-sais quelle étoile d'avoir mis mon si mignon petit ami dans ma vie - dans mes bras et dans mon cul en ce moment surtout. Je ne comprends jamais les histoires de "virilité", être versa c'est le mieux, mais même passif, y a aucun souci à couiner quand on se prend une bonne bite!
Le grand final a lieu alors que mon mec presse allègrement mon morceau, j'explose et lui envoie mes jets blancs jusque dans la bouche, sur son torse, alors que je le prends à fond et qu'il jouit à son tour en moi. Le temps de nous essuyer avec les serviettes de table, puis je m'écroule à côté de lui. Il se blottit contre moi.
– Pourquoi c'est si bon Sweetie ?
– Parce qu'on est fait l'un pour l'autre ?
– Y a des chances. Ce qui est sûr c'est que tu m'excites tellement que j'ai envie de toi en permanence, t'es une bombe sexuelle! Et moi…
– Mon petit copain adoré, avec qui je vais passer le reste de ma vie à prendre mon pied !
Je l'embrasse. Aimer le sexe autant que son mec, c'est tout à fait normal. Il faut laisser couler - comme dirait Thomas.
Pour ceux qui n’ont jamais tenté l’expérience, je la conseille en partie : passer une nuit au milieu d’une végétation semi-sauvage, dans un espèce de hamac très confortable, sous les étoiles - moins nombreuses en ville que dans une île perdue du Pacifique - avec l’amour de sa vie, c’est magique. J’imagine déjà ce que pourrait être ma propre Lune de Miel, la vraie, et pas ces préliminaires à deux ; même si cette semaine sans nos colocs a bien pu y ressembler, une fois nos invités repartis.
Le lendemain, j’esquive encore une fois les appels de Nicolas, et nous partons par l’escalier de secours lorsqu’il se présente à la porte. De toute façon, pour récupérer les mariés, il faut que l’on parte sans l'attendre. Nous prendrons de quoi manger en route, qu’ils soient rassasiés, la courte escale obligatoire à San Diego ne leur a probablement pas permis de se restaurer correctement. J’imagine les trouver déçus d’avoir dû écourter leurs vacances, ce qui est le cas, mais ils sont tout de même de très bonne humeur, malgré un vol plein d’enfants de tout âge. Thomas semble impressionné et nous raconte comment son chéri, alors que le bazar d’une colonie traditionnelle avait lieu - pleurs, cris, jeux en tout genre - avait raconté des histoires aux mômes pour les calmer. Et de conclure que son mari était désormais bon sur tous les points, tant en maître de maison qu’en possible parent.
– Oui mais si on a un enfant chéri, ça veut dire moins de sexe !
La réaction du grand brun ne se fait pas attendre :
– Oh mais c’est pas obligatoire hein ! Je disais juste que tu es parfait mon bébé.
Nous enchainons ensuite sur la raison de leur retour précipité, et le rouquin nous explique pourquoi Nicolas n’utilise pas son service juridique : tout simplement car ils sont spécialisés en droit américain, alors que le plaignant est français… et surtout qu’il veut éviter l’esclandre. Je pose donc la question de base :
– Pourquoi est-ce que l’ex de Nico veut se venger ?
– Il est tordu, il met tout sur le dos de Nico, il se positionne en victime. Bref il inverse tout ! Ce qui est quand même incroyable, c’est le culot de cette salope, qui continue de lui pourrir la vie alors que leur rupture est de sa faute. Ok Nico est un con, un dragueur, et j’ai eu plus d’une fois envie de l’étrangler, mais c’est dans sa nature, il veut plaire. Quelquefois, il est juste charmant, quand il arrête de réfléchir avec sa queue.
– Mais pourquoi il lui file pas un paquet de thunes pour le faire taire ?
– Oh, il l’a proposé, mais ça ne lui suffit pas. Sauf que si l’histoire s’apprend, on perd un client qui va faire rapporter gros… C’est pour ça qu’on est revenu en urgence, il veut me faire rencontrer ce client, le convaincre de signer le contrat plus tôt.
– Attends, tu veux me dire qu’il a réussi à berner un patron hétéro et anti-gay ?
– Exactement. Tu sais bien comment il est doué pour la manipulation… Pour une fois il a trouvé plus doué que lui.
– Plus tordu tu veux dire oui, marmonne Thomas. Un mec comme ça, faut lui donner une autre obsession pour qu’il se calme.
Dans le rétroviseur, j’ai l’impression de voir une lumière s’allumer dans l’esprit de Valentin, qui ne prend plus part à la conversation jusqu’à ce que nous soyons rentrés. Puis il sort, habillé de son short hawaïen et d’un débardeur dévoilant un peu trop de peau, pour aller retrouver son patron. Si cette expérience pouvait servir à mettre un peu de plomb dans la cervelle de Nico, ce serait très bien…
Au bout d’une heure environ, Thomas reçoit une photo de son mec en costard, légèrement trop grand. Décidément, Nico ne traîne pas et tente de mettre toutes les cartes de son côté ! Le rouquin nous revient un peu plus tard, particulièrement renfrogné; il n’aime pas être utilisé à ce point par le chef d’entreprise.
– Allons bébé, tu sais qu’avec lui faut s’attendre à tout !
– Ouais, je sais. Enfin l’essentiel c’est que je vais pouvoir te faire un beau cadeau vu ce que je vais toucher ! Et on a lancé une contre-attaque sur la salope, il doit avoir un examen psychologique. J’ai toujours senti qu’il était bizarre, je sais même pas comment on a pu passer à côté de ça. Enfin, j’imagine que le fait d’éviter Nicolas quand il m’a trompé et s’est mis avec a dû jouer.
– Du coup tu vas toucher combien?
Matt fait son curieux, mais j’avoue que je veux aussi savoir; aussi con qu’il soit, notre “ami” sait toujours récompenser lorsqu’on l’aide.
– Presque cinquante millions de dollars ! C’est énorme… enfin le capital de l’entreprise va grimper d’un demi-milliards au moins, donc à côté c’est peu. Ce qui me paraît dingue, c’est que j’ai calculé qu’avec mon salaire actuel toute ma vie j’aurais jamais atteint une telle somme… c’est totalement dingue, comme gagner au loto…
– Oui mais tu as bien travaillé pour ça bébé.
– Vous vivez pas dans le même monde que nous décidément, hein Sweetie ! Bientôt ils vont être aussi riche que la Bégum de Jules Verne.
– On est encore loin des cinq cents millions !
Ce qui est certain, c’est qu’il a déjà prévu à quoi va servir tout cet argent. Le connaissant, ça ne va rien changer à notre vie, il va juste pouvoir devenir multipropriétaire et se lancer un peu plus dans les associations humanitaires !
Nous avons confirmation du non-changement du jeune futur millionnaire lorsque celui-ci nous demande gentiment s’il peut nous montrer les photos de Tahiti, l’air d’avoir peur de nous déranger.
– Bien sûr ! Fais nous voir comment vivent les riches !
– Tu le sais déjà, tu en es un Sweetie ! me lance Matt pour que j’arrête de me moquer de mon frère.
– C’est pas vrai ! Mes parents avaient juste bons goûts !
Nous restons dans le salon et le rouquin branche son ordinateur à la télévision. Rapidement, il devient évident qu’il ne doit pas laisser le soin à Thomas de trier les photos : elles sont toutes mélangées, celles qui devraient être un peu plus privées, de celles qui sont tout public. Heureusement que nous sommes habitués de les voir régulièrement quasiment à poil ! Le rouquin n’arrête pas de rougir, tandis que Matt me fait un clin d’oeil que je saisis bien : notre moment de couple n’a pas été moins chaud. Mon esprit se perd d’ailleurs sur le corps de mon petit ange blond, pour qui j’ai un si grand désir - qu’il sent d’ailleurs puisqu’il me fait un câlin. J’imagine déjà ce que donnerait de telles vacances, lui et moi seuls sur une île paradisiaque, seulement vêtus de maillots de bain moulants au possible.
– Thomas ! Dis-moi que c’est pas tout ce dossier que tu as envoyé au fur et à mesure à Peter!
– Si bébé, pourquoi? On est sexy, t’es pas d’accord? D’ailleurs il l’a trouvé aussi.
– Mais c’était juste pour toi que j’étais comme ça !
Je rigole et lui dis :
– Tu sais mon frérot, même tout au début t’avais pas à avoir honte; du coup maintenant je vois pas pourquoi tu es si pudique et à vouloir te cacher sous des tonnes de tissu… Me regardes pas comme ça chéri, même si je suis pas un nudiste comme Thomas, je me mets en valeur !
– Mais oui bébé, laisse-toi habiller par notre expert, s’exclame Thomas, t’as rien à craindre ! Juste que je te déshabille.
Le nounours éclate de rire, alors que quelqu’un frappe à la porte.
Contre toute attente, ce n’est pas le châtain qui vient encore une fois pourrir l’ambiance, mais le jumeau capillaire de notre rouquin préféré. Matt s’accroche à moi, je vois presque le Chaton sortir les griffes pour défendre son territoire, mais l’exubérant et flamboyant jeune homme semble mal à l’aise. Nous le laissons seul avec son frère de rousseur, même si nous entendons la conversation de la pièce d’à côté :
– Je suis très sorry… je sais que tu vas m’en vouloir, mais please…
– Qu’est-ce qu’il y a Peter?
Un silence se fait.
– Je te promets que j’ai pas fait exprès… I really like you, c’était pas pour…
Je n’entends pas la suite, jusqu’à l’exclamation outrée de Valentin :
– Attends mais ça veut dire que TOUT LE MONDE nous a vu !
– Oui, et euuh… C’était involontaire ! Charlie m’appelait pour… enfin, you see. Et au lieu de mettre pour les amis uniquement…
– Mais quand même, tu pourrais faire attention avec ma vie privée bordel !
– So sorry… du coup comme j’ai tagué avec vos maillots, ton boyfriend a été remarqué par une marque de sous-vêtements… t’es invité aussi.
Le sourire d’un Thomas hilare nous amuse à notre tour. Je me décide à calmer le rouquin :
– Valentin, c’est rien, t’as fait de belles photos en même temps, il faut bien l’avouer !
– Bébé, on va être mannequins ! C’est moins pire pour toi qu’acteur porno !
– Well, y a aussi un studio qui est intéressé, si vous voulez…
Thomas éclate de rire. Décidément, ces deux là ne vont bientôt plus avoir à travailler pour gagner leur vie autrement qu’en s’amusant !
***
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