Frenchies in a New World - Chapitre 29

Chapitre 29

 

– Attends-moi Sweetie, j’ai pas des jambes comme toi !

    Je me retourne vers mon jeune époux, emmitouflé jusqu’aux oreilles, un peu plus loin dans l’escalier.

– Tu veux que je te porte, mon Chaton ?

– Non, ça glisse, je veux pas qu’on tombe.

    Je lève les yeux au ciel et lui prends la main. Bientôt, nous serons au sommet de la plus haute tour de Murano, à regarder la ville, sa baie, et surtout la belle Venise enneigée. De loin, nous reconnaissons la coupole du Palais des Doges, couverte par un tapis blanc. Mais rapidement, les nuages reviennent, et les flocons recommencent à tomber. Dans l’espèce de brouillard ambiant, seuls les toits de la petite ville restent visibles.

    L’air se rafraîchit encore et les cristaux de glace virevoltent plus intensément autour de nous. Redescendus dans les rues pavées, nous finissons par rebrousser chemin pour aller prendre un bon chocolat chaud dans notre chambre, dans le très douillet hôtel Il Amore.

    Quand même, nous n’avons pas de chance : en dehors de la fraîcheur, la neige n’était pas prévue au programme de notre Lune de Miel ! Or, à cause d’elle, une semaine déjà est passée, et nous n’avons presque pas mis les pieds dehors. Au fond, ce n’est pas si grave, nous avons pu profiter d’une merveilleuse cuisine italienne - antipasti, pâtes fraîches, pizza, tomates séchées et j’en passe à tous les repas - et de longs moments bien chauds sous les draps… Je commence à devenir  comme nos deux colocs, à ne plus retenir mes envies, à chauffer mon chéri souvent, mais cela ne semble pas le déranger. Je souhaiterais presque ne plus avoir besoin de travailler et continuer nos délicieuses vacances, mais j’aime bien trop enseigner, même si je ne suis pas contre passer beaucoup plus de temps avec mon petit Chaton adoré.

    Ce n’est que le lendemain que l’hiver se calme, et que nous pouvons réellement visiter autre chose que la belle Murano - dont les ruelles et les restaurants commençaient presque à devenir familier. Le vaporetto nous conduit jusqu’à Venise, et nous arrivons même à visiter la ville des amoureux sur une gondole. Un brasero au fond du petit bateau et un autre à côté de notre manoeuvre, la visite se fait sans que nous ne soyons frigorifiés; c’est donc d’abord depuis les canaux que nous découvrons la place Saint Marc, le palais des Doges, la Basilique Santa Maria, le Grand Canal, le Pont des soupirs, ainsi que d’autres monuments célèbres. Je me fais gentiment traiter de touristes, car je multiplie les clichés.

    Midi approche peu à peu  alors que nous déambulons amoureusement dans la ville. Plus que Paris, Venise est bien la capitale de l’amour; le lieu en est imprégné, ou alors je me laisse bercer par l’architecture et écoute mon coeur sensible, accroché au bras de mon magnifique mari. Le nez rougi, il se positionne de sorte que je lui coupe le vent qui souffle dans les ruelles et sur les places. Tous les quelques mètres, nous entrons dans les boutiques chauffées, mais ne finissons par nous poser que dans un petit restaurant qui nous convient à tous les deux, dans le quartier Dorsoduro.

    Comme dans toute ville touristique, il faut absolument abandonner les attrape-touristes des grands endroits connus, même si l’on trouve parfois des tables réputées. Mais je sais d’expérience que les petites rues et les lieux plus “communs”, avec des cartes plus simples, sont synonymes de meilleur repas. Avec ces règles, j’ai rarement été déçu.

    Une fois assis dans la petite salle aux odeurs délicieuses, la carte en main, mon chéri m’annonce que c’est lui qui paie. Lorsque je commence à regarder les prix, il me gronde gentiment :

– Pourquoi est-ce que moi je devrais prendre ce qui me plaît lorsque tu m’invites dans un grand resto, et toi le moins cher lorsque c’est moi qui paye ? Tu prends ce qui te fais envie Sweetie. Je travaille maintenant, je te rappelle

– Bien, mon Chaton !

    Je ne proteste pas et marmonne que ce sont ses bourses que je viderai plus tard, plus que son compte bancaire. J’hésite longtemps, tout à l’air délicieux. Je me retiens tout de même de prendre le homard et reporte mon attention sur les recettes typiques que nous n’avons pas encore mangé : ciccheti en entrée pour deux, puis je m’aventure à prendre les pâtes à l’encre de seiche, tandis que Matt se décide plutôt sur le risotto di Go, des petits poissons de la lagune. Evidemment nous partageons nos plats, puis nos desserts : si mon bien-aimé part sur plusieurs goûts de gelato, la fameuse glace italienne, je me décide sur la fritelle alla Veneziana. Notre repas ne nous a pas déçu, de l’entrée au dessert tout est succulent !

    Une fois dans la rue, il nous prend l’envie de rentrer; les nuages qui approchent nous font craindre une autre averse neigeuse, et l’intimité que nous avons eu pendant notre repas en public nous a donné certaines envies. Comme me le glisse mon Chaton discrètement une fois dans la rue :

– Dis, maintenant qu’on a eu de bons beignets, tu veux pas me donner ta grosse frite en dessert?

– Tu n’en as pas eu assez petit gourmand ? Tu as encore de la place ?

    Je le taquine, mais j’ai les même envies que lui. Nous repassons donc rapidement devant le palais des Doges, à pied cette fois, pour rejoindre le vaporetto dans l’autre sens. Demain, il faudra que l’on visite ce fameux palais tout de même, ainsi que le palais Ducal, où se trouve la Prison des Quatre et la Prison des Plombs - lieu d’où s’est échappé ce cher Giacomo Casanova, après son emprisonnement, au XVIIIe siècle. Mais pour l’heure, retour dans le petit hôtel romantique; des angelots gardent la porte, cela correspond bien à l’esprit romantique du lieu. Je songe qu’en été, notre hôtel  doit être magnifique, ses murs roses sous le soleil, une partie de la façade couverte par les feuilles de vigne, sans compter les buissons de roses, probablement odorantes.

    Nous montons les étages sans un bruit, le tapis et les tentures étouffent les sons. Dès que la porte est close, une fois le nettoyage réglementaire réalisé, j’enlève en même temps tous mes hauts. Un simple baiser sur les lèvres froides de mon petit ange blond, avant que je colle son visage sur la frontière entre mes pectoraux bombés et le début de la tablette abdominale. Lui se réchauffe, tandis que j’apprécie la fraîcheur sur ma peau.

    Ses doigts viennent d’ailleurs chatouiller mes côtes, je frissonne : que ses extrémités sont froides ! Je le déshabille et l’emmène promptement dans le lit, sous la couette. Puis, une fois que je suis sur lui, il soupire d’aise, enfin bien au chaud.

– Qu’est-ce que c’est bon d’être contre toi mon Sweetie.

– Moi aussi j’adore t’avoir dans mes bras, mon coeur.

    Nous nous embrassons à nouveau, plus longtemps cette fois, et c’est sa main fraîche, qui se pose sur mon sexe, qui relance nos ébats.

– Faut pas rester raide comme ça, c’est pas bon ! Faut pas hésiter à me dire quand tu veux !

– Tu me donnes tout le temps envie, petit coquin! Et si, c’est bien d’être raide à ce point, tu adores ça, et moi j’aime beaucoup quand tu me suces !

    Il commence quelques va-et-vient qui me rendent durs  au possible. Un sourire coquin, puis mon chéri disparaît sous la couette, entre mes cuisses, et commence à me gratifier d’un petit plaisir buccal. Je soulève le drap pour le regarder avaler mon morceau. J'éprouve toujours un plaisir incroyable autant à le voir prendre son pied qu'à voir mon pénis en érection disparaître entre ses fines lèvres voraces.

    Après quelques minutes à profiter d'un lustrage parfait de ma grosse chandelle, je veux changer. De position, je ne sais pas encore exactement, mais de sens ça oui ! Je le retourne et recouvre son corps, présente mon sexe à sa bouche, m'amuse à lui tapoter les joues. Son sourire s'agrandit lorsque en se redressant il se bifle involontairement, et glisse un doigt entre mes fesses : 

– T'es tellement mignon quand tu essaies de faire le mâle dominant Sweetie. Ça me donne envie de t'enfiler.

– Ah non, d'abord c'est toi qui va te faire enfiler mon chéri, ton air de coquin en manque doit être satisfait !

    Je l'embrasse avant de le soulever pour atteindre sa rondelle. J'ondule du bassin en même temps que valse ma langue sur la pale rosette arrondie. Il couine un peu comme moi, à sa manière, ce qui m'excite énormément ; il s'humidifie seul, en plus de la salive que j'étale consciencieusement. Ma pointe entre de plus en plus facilement en lui, je glisse rapidement quelques phalanges avant de passer à plus consistant.

– Oh oui Sweetie, vas-y, enfile moi jusqu'à la garde !

    Impossible de refuser un tel cri du coeur, surtout quand j'aime autant mon amoureux que l'activité sur laquelle nous mettons beaucoup d'énergie. Je vérifie juste qu'il est assez élastique avant de présenter la pointe de mon missile sur son ouverture.

    Je le retiens de se prendre ma barre raide d'un seul coup et entre d'une lente poussée. Il grimace légèrement lorsque mes noix glabres touchent sa peau lisse ; j'attends qu'il se fasse à l'engin. Je m'enquiers :

– Ça va mon chéri ?

– C'est parfait, je t'ai en moi comme un pro.

– Même les pros ont parfois besoin d'y aller doucement hein ! C'est pas un concours.

– C'est vrai, mais c'est tellement bon de t'avoir comme ça en moi!

– Comme je te comprends, c'est tellement bon d'être en toi, ou que tu sois en moi!

    Je commence un lent mouvement où je reste au fond de lui, pour bien ouvrir le passage. J'amplifie le mouvement et fais bien attention de frotter la petite boule qui le fait se contracter sans se contrôler. Il tente de me masser le pieu en retour, mais ses tremblements de plaisirs lui compliquent la tâche. Ses mains arrivent cependant à rejoindre mon torse et à monter sur mes pectoraux pour chatouiller mes petits boutons qui pointent. Un gémissement m'échappe, puis une série de petits cris alors qu'il met sa bouche à contribution.

    Je manque d'en jouir, c'est pourquoi je relève sa tête et l'embrasse passionnément. Je me colle à lui pour ralentir le rythme, prendre le temps de stimuler le reste de son corps avec le mien. Peau contre peau, notre corps à corps devient plus sensuel, plus câlin. Il ne se rend pas toujours compte de l’effet qu’il produit, mon Chaton (plus si) innocent. J’ai une pensée pour Thomas et Valentin : le rouquin n’a qu’à esquisser un infime geste à l’attention de son mari et celui-ci devient fou. Ceci dit, c’est un peu ça avec le mien, mais je pense plus à le prendre dans mes bras et l’embrasser qu’à le pénétrer de toute ma longueur. Sauf en ce moment...

    Au bord de l’explosion, un cri de plaisir feulé, je quitte son petit trou. J’évite sa main qui tente de m’attraper par les noix pour me faire retourner en lui, glisse contre lui, et palpe son organe au comble de l’excitation. Pour ne pas qu’il se sente trop délaissé, je glisse deux phalanges en lui, pour continuer à stimuler sa prostate, alors que je suis prêt à le recevoir en moi.

    Nous changeons simplement de sens; il me met sur le dos et m’enfile d’une traite. L’excitation est à son comble, je ne retiens pas mon plaisir, même si je me cache un peu le visage, presque honteux de pousser ces cris sous son regard si mignon. Il repousse d’ailleurs mes mains, que je mets sur son ventre finement gondolé afin de  le papouiller doucement. Tellement doucement qu’il se tortille : je le chatouille plus que je ne l’excite. Alors, je pose ses mains à lui sur mes hanches pour me prendre le cul, pendant que je joue avec mon propre torse tout en astiquant consciencieusement mon organe.

    Je retiens le plus possible mon grand final, qui arrive en même temps que le sien. Je n’aurais de toute façon pas pu me retenir plus longtemps; je sens le contenu de ses noix en moi, l’afflux soudain de sang gonfle son sexe et entraîne le soulèvement du mien. Le geyser de sperme entre mes cuisses nous éclabousse tous les deux, avant de retomber avec un bruit humide sur la ligne de séparation des bosses qui gondolent mon ventre. Matt se précipite pour me nettoyer, je lui roule une pelle dès qu’il a tout pris en bouche, pour goûter également au fruit de mon plaisir.

    Voyant que je ne débande pas d’un iota, sa main se pose sur ma hampe. Il se lèche les lèvres, sourit magnifiquement, puis me dit :

– Bon, on peut reprendre où tu m’as interrompu maintenant.

    Un sourire pervers me traverse le visage; nous sommes tous de gentils et innocents obsédés !

    Le lendemain, après un réveil difficile vu la nuit torride que nous avons une fois de plus passés, nous ne nous pressons pas et partons à la découverte de la soufflerie de verre de Murano. La boutique remplie de pièces uniques est magnifique, mais nous la contournons pour rejoindre un des ateliers, plus loin, qui produit à la chaîne les petites merveilles vitrifiées qui font la réputation de la ville. La chaleur est parfaite pour ne pas se croire en hiver, nous passons un long moment à regarder le travail des quelques ouvriers.

    L’un en particulier retient notre regard; il change régulièrement de pièce, comme pour nous impressionner. Son bleu de travail, couvert par un tablier, est cependant découvert sur deux bras épais. Il pourrait presque être un Duroc, mais de taille normale, car le reste correspond : un beau brun italien, aux courbes marquées par de solides muscles, le regard noir et pétillant. Mais à l’inverse du nôtre, celui-ci n’a pas sa langue dans sa poche. Dans un anglais approximatif, il nous décrit son travail, sur lequel nous ne finissons pas de nous extasier.

    C’est d’ailleurs de ses mains expertes que nous recevons les souvenirs : des poignées de bonbons de toutes les couleurs, une plume et son encrier, un vase, deux chandeliers, ainsi que deux sets de vaisselle. Matt me retient de dévaliser la boutique, ce n’est plus deux valises supplémentaires que nous allons avoir au retour en souvenirs, si je continue… Est-ce de ma faute si je veux tout ce que je trouve beau, pas seulement pour moi ou mes souvenirs?

    Les couleurs chatoyantes, les mouvements, nous restons hypnotisés par les rubans de verre. Le rougeoiment des flammes, le travail rapide et minutieux, délicat; nous ne voyons pas le temps passer. Mais lorsque le sifflet de la pause déjeuner sonne pour le jeune ouvrier, nous réalisons que deux heures viennent de s’écouler dans la verrerie.

    Malgré les quelques notions d'italien de Matt, nous ne comprenons pas totalement le jeune homme, qui ne parle ni français ni anglais. Le "comé mangiare" est cependant compris, et nous le suivons, prêt à lui payer son déjeuner pour le remercier de ce bon moment.

    Je réponds à ses sourires lorsqu'il nous regarde, jusqu'à ce que mon mari me murmure :

– Sweetie, il arrête pas de te regarder, soit pas si beau.

– Ah bon? Mais il te regarde aussi.

– Non, c'est toi qui l'intéresse!

– Soit pas jaloux, y a que toi dans ma vie et dans mon coeur! Les bruns, c'est pas mon genre.

    Il comprend l'allusion et me répond d'un clin d'oeil. Il est tellement beau, avec ses yeux brillants, ses joues rougies ! Je ne résiste pas et le retient pour l'embrasser sous un petit porche.

    Évidemment, le jeune ouvrier n'en rate pas une miette. Il semble déçu, mais se montre plus loquace désormais, puisque son idée première est impossible. Nous visitons ce qui doit être son quartier, car il connaît tout et tout le monde, et finissons par atterrir dans un petit bistrot avec vue sur la mer, tenu par une Mama dont la ressemblance nous amuse, malgré qu'elle soit physiquement opposée à mémé Weed : même châle, même robe noire, même cheveux bruns mis en chignon, mais là où mémé est limite squelettique, cette dame charmante est plus large que moi.

    Ce que j'aime dans ces petits établissements, c'est la formule plat du jour : pas de carte, pas d'obligation, le menu est fonction du marché. Tout est fait maison, et bien évidemment délicieux. On se croirait presque chez nous, mais ce n'est pas le rouquin qui s'occupe du service.

    Nous finissons avec peine notre gelato après avoir été servi de manière gargantuesque, plus nourris qu'au banquet de Noël - ce qui relève de l'exploit. Au moment où je sors la carte pour payer, le jeune italien bondit sur son siège et, par mouvement de négation, m'interdit de lui offrir le déjeuner. Je rigole intérieurement, il doit être d'une famille éloignée mais en même temps proche de Matt, vu l'air désapprobateur lorsque j'ai sorti le petit rectangle plastifié !

    Nous le laissons à côté de la verrerie pour continuer à visiter. Nous avons choisi pour l'après-midi de visiter Burano, dont la dentelle est connue. Nous y découvrons d'ailleurs de manière amusante l'une des seules églises qui ne soit pas bancale ! Nous partageons un fou rire aussi en choisissant des sous-vêtements osés pour le mari de notre brun préféré; c'est incroyable les gammes de lingerie masculine sexy qui existent! Je refuse tout de même la proposition de mon Chaton, qui me suggère innocemment de mettre un string : c’est hors de question, la seule chose à me rentrer entre les brioches, c'est lui !

    Le soir venu je raconte à mon confident roux notre journée. Il s'amuse de notre péripétie verrière et me remercie chaleureusement de penser à lui, mais c'est Thomas qui semble aux anges de savoir ce que l'on rapporte également. Avoir son petit mec très peu vêtu, évidemment qu'il est pour… 

– Tais-toi Thomas, s’exclame Valentin, ou je dors avec Cuddle ce soir! Bon, en tout cas c'est super si votre lune de miel se passe bien.

    Matt répond pour moi :

– Oui, tout est tellement parfait que je crois que si mon Sweetie avait quelques millions, il achèterait l'hôtel où on dort. C'est vrai qu'il est mignon.

– À ce point? Il faut que je gagne un autre million alors! nous suggère le rouquin.

– Plus tard bébé, pour le moment on divorce ! rétorque Thomas.

    Mon chéri et moi-même manquons de nous étouffer.

– Quoi?!?

– Bah quoi, je veux refaire une Lune de miel avec mon chéri, fallait le voir tout coquin, moi j'ai plus qu'adoré ! Puis surtout son p'tit look bcbg, beau cul belle gueule, Mmmh ! Cette fois je le prends sur l'autel!

    Mon merveilleux mari trouve la blague idéale :

– Et en plus tu pourras en faire encore une autre après, vu que ça sera un mariage blanc !

    Mon Dieu, je ne m'en lasse jamais de leur taquineries !

***

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