Frenchies in a New World - Hors Série 6

 Hors série 6 : Rentrée universitaire

    Col fermé ou col ouvert ? Je triture le premier bouton de ma chemise, indécis. L’une des options me donne un air sérieux, une apparence de professeur, mais l’autre me rapproche des élèves, je parais plus sympathique. Mon visage est trop juvénile, je dois avoir l’air plus âgé. Ou bien ma jeunesse est un atout. Je ne sais pas ! C’est le moment, je dois décider quel genre d’enseignant je dois être. Cool ou strict. Tout se joue sur un bouton de chemise. Si je suis cool, ils vont me bouffer… Si je suis strict, ils essayeront aussi, sûrement, et alors ils me détesteront, ça fichera ma carrière en l’air. Depuis des semaines, je redoute le 15 septembre, jour fatidique de la rentrée universitaire. Ce premier jour en tant qu’enseignant pourrait bien être le dernier si je n’adopte pas la bonne posture.


– Vas-y à poil, y a sûrement un homo dans l’amphi qui rêvera de repeindre ta jolie bouille de minet avec son jus. Ou mets ça, tiens.
 

    Je reçois un jockstraps sur la figure, et le retire en vitesse. Le devant est raide, quelqu’un s’est visiblement soulagé dedans, et pas qu’un peu.
 

– Thomas, t’es crade, je m’exclame. Je veux pas recevoir les fringues de ton mec sur la tête, merci ! Surtout quand il s’est lâché à ce point dedans !
– Tu le connais mal, il laisserait jamais traîner un truc comme ça, et encore moins si je l’ai fait décharger dedans… C’est le mien ! Mon petit mari me manquait hier, et j’ai adoré regarder nos photos de lune de miel, je me suis souvenu de comment il était chaud, c’est sorti tout seul. Tu aimes le modèle, c’est la collection hiver, c’est pour ça le petit Père Noël sur le devant.
 

    Je regarde la poche du jocks, en effet, le sperme sec moule à merveille la forme du généreux organe. Pauvre Santa Claus. Je me retourne vers mon ami et tire sur l’élastique de son sous-vêtement pour le lui renvoyer en pleine face. Il l’attrape au vol et ricane.
 

– Attention, on me les prête, c’est tout ! Si je les abîme, les couturiers vont encore faire les drama queen, en mode « Thomas mon chéri, ne détruit pas nos œuvres d’art. »
Une voix haut-perché, ça ne lui va pas, même quand il caricature. Je souris et rétorque :
– Et toi tu jouis dans les fringues qu’on te prête ? Eh ben, rappelle-moi de pas te confier mes affaires.
 

    Exaspéré à force de me voir tergiverser devant le miroir, le grand brun se lève, rajuste ma chemise cintrée et ouvre les deux premiers boutons. Il écarte soigneusement les revers et passe deux doigts sur la ligne entre mes deux pectoraux. Je frissonne. Mes tétons durcissent sous le tissu blanc, ils pointent et me semblent trop visible. Thomas me retourne et remonte un peu mon pantalon, afin qu’il moule mes fesses, puis il donne un petit aspect décoiffé à mes cheveux. Je proteste sans conviction.
 

– Je vais enseigner, je veux pas ressembler à un petit allumeur dans un bar !
– T’as peur qu’ils t’enquiquinent, non ? Eh ben là, tous les bi et les gays de l’amphi ne feront pas un bruit – Sauf ceux qui ne savent pas jouir en silence sous leur table. Et les filles vont espérer que tu ne sois pas un suceur de bite. Elles vont te trouver trop mignon.
– Qu’est-ce que tu en sais ?
– Bah parce que si j’étais pas aussi amoureux de mon bébé, et toi de Damien, ça fait belle lurette que je t’aurais assis sur ma bite, et crois-moi, t’aurais adoré ça. Bref, allez beau gosse, en route pour la fac, je t’y dépose et ensuite je dois aller préparer un shooting.
 

    J’attrape mon sac et le suis. Décidément, jamais je ne concurrencerai une boule d’hormones pareille, peu importe le nombre de choses totalement délurées que je ferais faire à mon infortuné fiancé. Dans la voiture, je sors mes notes et revois le premier cours que je suis censé dispenser.
 

    Damien est déjà sur place depuis ce matin, le lundi est sa plus grosse journée, il a un quota horaire important. De mon côté, je ne suis que doctorant, je travaille moins, mais je dois rendre une thèse dans trois ans. On doit encore vivre un moment sur le salaire de mon mec, mais au moins je gagne assez pour assumer une partie des frais, cette fois, y compris pour notre mariage. Je refuse qu’il paie tout, c’est hors de question ! J’ai d’ailleurs du limiter sa folie des grandeurs, même s’il mérite un mariage princier. Le carrosse me paraissait too much. En revanche, il ne me laisse pas le choix pour la lune de miel, il veut à tout prix l’organiser – et quand j’ai cherché à protester, il m’a fait taire avec son gros… Enfin bref ! En cours ! Inutile de bander devant une centaine de premières années, en plus de ressembler à un petit allumeur en manque de bite.
 

    Thomas me dépose à l’université, me souhaite bonne chance, et repars dans les rues de New York avec sa vieille impala noire – elle n’a rien de tapageur, mais on la remarque. Je lève les yeux au ciel en rigolant. Avoir son corps de demi-dieu placardé partout dans la ville ne lui suffit pas. Je suis injuste, il n’est pas si prétentieux, il est simplement heureux de réussir, et il tant qu’il reste assez simple pour me balancer ses sous-vêtements plein de jus à la figure, c’est signe qu’il est encore lui-même.
 

    Mon directeur de thèse m’accueille dans son bureau – désormais notre bureau. Il n’est plus tout jeune, un peu sourd, et je crois qu’il compte sur moi pour le remplacer, une fois que je serai docteur ès lettres. Il tente de me rassurer, en voyant à quel point j’angoisse. « Tout est une question d’apparence, ce n’est rien d’autre que de la mise en scène à laquelle on ajoute du contenu. » Facile à dire quand on enseigne depuis soixante ans. La descente des marches me terrifie, je manque de dégringoler tant mes jambes flageolent, mais j’atteins quand même mon amphithéâtre en un seul morceau. Il n’est pas très grand, une seule porte, donc peu de places. Bonne nouvelle, je ne vais pas me ridiculiser devant des masses de monde.
 

    J’entre pour tenter de m’habituer aux lieux. Il me reste une bonne demi-heure avant l’arrivée des premiers étudiants – les bons élèves, ceux qui veulent le premier rang, si toutefois il y en a qui soient à ce point intéressés par mon cours.
 

    Une main se pose alors au creux de mes reins, me pousse dans la pièce, et j’ai à peine le temps d’entendre le claquement de la porte que deux lèvres viennent se greffer aux miennes. Je le reconnais rien qu’à sa merveilleuse odeur de vanille, mon chéri. Mes bras passent sur ses larges épaules et se rejoignent autour de son cou, tandis que sa langue investit ma bouche. Je caresse ses mèches blondes, je le décoiffe, il ne se prive pas pour faire pareil avec mes cheveux. Sous sa chemise, je sens ses biceps qui se gonflent tandis qu’il me soulève presque du sol. Il me serre contre lui, ses tétons pointent sur le tissu, tout comme les miens. Visiblement, ma tenue ne le laisse pas de marbre.
 

– Qu’est-ce que tu fais ici ? je lui demande quand il me laisse une seconde de répit.
– Je me doutais que tu serais stressé pour ton premier jour, mon Chaton, alors je suis venu te rassurer… Et me venger au passage.
 

    Ses yeux verts pétillent. Il est tellement beau quand il me sourit. Je l’interroge sur la signification de sa dernière phrase, et son visage s’illumine, coquin et content de son effet.
 

– Tu te souviens Chaton, un jour tu as débarqué dans mon amphi à ma pause et tu m’as chauffé comme une vraie petite salope. Eh bien, c’est l’heure de prendre ma revanche.
 

    Les doigts de mon fiancé font déjà sauter un à un les boutons de ma chemise. Ses lèvres s’égarent dans mon cou. Il revient m’embrasser de temps en temps, mais une fois qu’il est lancé, c’est une véritable sex machine. La bosse, au niveau de son entrejambe, se frotte contre la mienne. Je m’appuie contre le bureau et écarte le tissu qui couvre son torse d’athlète. Dieu qu’il est beau, mon Sweetie. Je couine quand il me mordille les tétons. J’adore caresser ses muscles ; je repousse sa chemise et dévoile ses biceps, leur veine bleue m’excite tellement. Le stress de mon premier jour s’envole, Damien est là pour me rassurer – enfin, pour un peu plus que simplement me rassurer. Je décide de m’amuser un peu avec mon futur mari :
 

– Alors, si tu te venges, ça veut dire qu’aujourd’hui c’est toi la petite salope qui vient chauffer le professeur dans sa salle de classe.
– Salope si tu veux, monsieur le professeur, à toi de me donner une grosse leçon. Mais je suis pas si petit que ça.
 

    Il me domine en effet, autant en largeur qu’en hauteur. Mais je ne me laisse pas démonter pour autant – sauf par sa grosse bite, mais ça c’est une autre histoire. J’appuie sur ses trapèzes et l’encourage à s’agenouiller pour nicher sa tête entre mes cuisses. Là, il est plus petit ! Comme quoi, tout est une question de perspective. Il lève ses prunelles claires dans ma direction, tout en débouclant ma ceinture. Avec ses dents, il baisse ma braguette, puis soulève l’élastique de mon boxer afin de libérer mon sexe raide. Il referme ses doigts autour, passe sa langue sur le gland gorgé de sang et m’arrache un gémissement. Il frappe ma verge raide contre ses joues claires, baise ma tige, puis avale enfin mon bourgeon quand je lâche un « chéri, suce-moi à fond. » Autant dire que Damien ne se fait pas prier ; il alterne directement entre un fond de gorge tout en profondeur et de petits va-et-vient toniques, très rapides. D’une main, il malaxe mes testicules, tandis que de l’autre il déballe son propre paquet pour pouvoir se masturber à son aise. Avec le haut de son corps dénudé, à genoux dans un amphithéâtre, il est si torride que je pourrais presque lui asperger le visage en deux minutes. Mais lui espère prolonger son manège encore un moment, et je ne vais sûrement pas décevoir mon homme.
 

    Il me pompe la queue à un rythme insoutenable. Il connaît les moindres points sensibles de mon anatomie, et s’amuse à les stimuler, tantôt avec ses doigts, tantôt en remontant ses lèvres dessus, l’espace d’une seconde, avant de retourner engorger mon morceau. Sa bouche chaude enveloppe mon gland et le couvre de salive. La pointe de sa langue tourne autour de mon bourgeon, en chatouille le méat et joue avec la couronne sensible. Je gémis, et ses lèvres écartées par mon membre tentent d’esquisser un sourire. Mes doigts se perdent sur son crâne, j’ébouriffe ses cheveux tout en l’encourageant à continuer. Mes gémissements l’excitent, il s’empale de plus en plus vite. Son corps massif est à mes pieds, ses muscles roulent sous sa peau claire et ses tétons roses pointent. J’en attrape un et tire dessus pour lui arracher un gémissement.
 

    Quand je sens que la sève monte dans ma tige, je relève mon chéri et, après un baiser si fougueux qu’il manque de nous renverser par-dessus le bureau, je place mon chéri contre le grand tableau, dos à moi. Je baisse son pantalon, déjà déboutonné, et découvre ses merveilleuses fesses, si rondes – un vrai bubblebutt, splendide ! C’est à mon tour de m’agenouiller. En extase devant ses lobes parfaits, je les baise, les suçote et attends que mon fiancé soit suffisamment chauds, qu’il me demande lui-même « Chaton, bouffe-moi le cul s’il-te-plaît », dans un soupir d’impatience torride. Je ne me fais pas prier, j’attrape son postérieur, l’écarte pour ouvrir la crevasse, et me jette sur la petite rondelle rose, délicieuse et déjà humide. Damien cambre, ses biceps se contractent et leurs veines bleues ressortent. Il cherche une prise sur la surface lisse du tableau. Il recule son bassin et ondule, alors que ma langue lape son bouton de plaisir. J’enfonce mon nez et mon menton entre les deux hémisphères, et j’insère mon muscle chaud à l’entrée de son rectum. Il tortille du cul et monte dans les aigus, mon Sweetie. J’adore cette manière qu’il a de rester viril, avec son physique de mannequin, tout en demandant à recevoir une bite bien au fond. En passif, il est aussi torride qu’en actif.
 

    Mon cours commence bientôt, on n’a malheureusement pas toute la journée. Mes phalanges remplacent donc vite ma langue, et je prépare mon homme tout en embrassant son cou, sa nuque, et en mordillant son lobe. Le reste s’effectue en douceur, dans un long gémissement commun. D’abord mon gland, puis ensuite le reste de mon chibre raide, presque d’une traite. Les fesses de Damien me retiennent en lui, une fois que j’y suis jusqu’à la garde. Il n’a pas besoin de plus d’une minute pour s’adapter et, pendant ce temps, je saisis à l’aveugle son gros morceau, aussi dur que le mien, pour lui donner quelques coups de poignets, histoire que mon chéri profite un peu par devant. J’étale la mouille qui perle de son gland, joue avec cette belle bite et caresse même les couilles rondes d’un Damien en chaleur.
 

    Il amorce les premiers va-et-vient, signe que je peux nous faire plaisir. D’une main, je l’attrape à la pointe du V que forme son torse, tandis que je balade la paume de l’autre sur ses muscles contractés, en passant sans cesses des abdominaux aux tétons. Un coup. Deux coups. Trois coups. Ma bite ressort de son cul, et y retourne immédiatement. Son conduit est serré, j’ai l’impression de m’enfoncer dans une gangue de velours. Ses sphincters massent mon organe, le compriment, puis le libèrent. Il sait s’y prendre ! C’est tellement bon ! Mon gland passe sur sa petite boule dure, suivi de ma hampe. Dans ces moments, Sweetie couine, son sexe tape contre son ventre, et il serre les poings pour ne pas hurler son plaisir dans un lieu public – même s’il a pris soin de fermer la porte à clef.
 

    Mon bassin claque contre ses fesses à chaque coup, et son corps imposant est soulevé de quelques centimètres, alors que ma queue s’enfonce au plus profond de lui, afin de la procurer un maximum de plaisir. Le pantalon sur les chevilles, le boxer derrière les genoux, nous nous enfilons avec amour.
Je me retire lorsque mes jambes commencent à protester – il reste quand même plus grand que moi, le Sweetie. Je me retire, vire sa chemise qui traîne sur le bureau, et l’invite à s’installer sur le dos. Il lève ses jambes d’athlète et les pose sur mes épaules. Je me glisse derechef en lui, tout en ayant une vision panoramique de son torse musclé. Ses pectoraux montent et descendent au rythme de sa respiration, je triture ses tétons tandis que mon sexe en érection réinvestit son cul, si doux et chaud, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Damien me réclame en lui, et je n’aime pas faire attendre mon amour.
 

    Je m’allonge sur lui, une jambe de part et d’autre de ma taille, puis je donne les premiers à-coups. Lui balade ses mains sur mes abdominaux naissants, tandis que je dévore les siens, épais et durs. Il me serre la bite avec son cul, j’en grogne tellement c’est bon ! Il me tient par les épaules et m’encourage à le pénétrer, plus vite, plus fort, plus profond. Sa prostate est écrasée presque en permanence par ma queue, mais il en réclame davantage. Mes couilles claquent. Les siennes se balancent entre ses cuisses, et j’empoigne sa grosse queue pour la branler. Mon dieu ! Il est tellement beau ! Légèrement rouge, avec son visage d’innocence affamée, ses mèches blondes qui lui tombent sur le front, ses yeux pleins d’amour et de luxure. Il me donne envie de le prendre, encore et encore. Plus je tringle, plus il devient torride, à en vouloir encore. Jusqu’à ce que j’explose en lui.
 

    Je me lâche au fond de son boyau. Mes quatre rasades de sperme dégoulinent à l’intérieur de son cul. Son anus se resserre autour de ma bite, et ne la relâche que lorsqu’il m’a drainé complètement les bourses. Il se redresse ensuite, mon fiancé coquin, et voyant qu’il est toujours raide, je m’agenouille une nouvelle fois, afin de prendre son gros chibre en bouche. Trois coups de langue, et il donne du bon lait à son chaton. Le foutre épais et crémeux m’emplit la bouche. Je pompe pour être sûr de ne pas en perdre une miette, et j’avale tout sans quitter mon homme des yeux. Lui me caresse la joue, jusqu’à ce que j’aie fini sa vidange. Puis je me relève et l’embrasse. Nous partageons les derniers restes de sa semence.
 

    La première sonnerie retentit, signe qu’il ne nous reste que quelques minutes. J’admire mon chéri, qui remonte son boxer, tout en serrant les fesses pour garder mon jus en lui. Il reboutonne sa chemise, et je me colle à lui. Je l’embrasse. Je ne veux pas qu’il se rhabille, je le veux rien qu’à moi, encore. Les élèves, je m’en fiche maintenant. C’est mon Damien qui compte.
 

– Ne t’en fais pas Chaton, ce soir on reprendra ça, me dit-il en essuyant un reste de sperme au coin de mes lèvres.
 

    Il porte son pouce à sa bouche, déguste sa liqueur en passant sa langue sur ses lèvres, puis m’embrasse une dernière fois, en me laissant avec un nouveau départ d’érection et un « je t’aime. » Au moins, maintenant je ne suis plus stressé. Le temps que je me rajuste un peu, les premiers étudiants arrivent. Durant quelques minutes, il me semble qu’ils me regardent tous comme s’ils savaient ce que je viens de faire. Puis l’atmosphère se détend, ils participent, posent des questions, et j’en aperçois même un qui suçote son crayon de manière suspecte en ne me quittant pas des yeux.


    Il faut croire que Thomas a raison, mais je ne compte pas lui dire, il serait capable de se vanter. Et puis bon, même si je suis enseignant à présent, j’aime toujours être l’élève récalcitrant de mon Sweetie, car comme ça mon prof X me punit avec sa grosse matraque. J’espère que ce soir, il optera pour ce scénario – même si j’adore l’agent Tendrequeur, ou le Docteur Sexy, puisqu’ils sont tous mon futur mari.

* * *

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