Une bombe chez les pompiers

 Une bombe chez les pompiers


    J’ai toujours eu plus de succès sur les applis de rencontre avec des mecs qui avaient souvent l’âge d’être mon père. Bien que je ne sois pas fermé - avouons-le, certains daddys sont très bien entretenus et conservés - je passe plutôt mon temps à discuter avec eux qu’à les rencontrer. C’est d’ailleurs comme ça que mon aventure a démarré.


    Comme d’habitude, une fois connecté sur mon application préférée, je jette un coup d'œil sur mon profil, regarde  ceux qui ont vu le mien, avant d’aller dans mes messages. L’un en particulier retient mon attention : 
 

“Bonjour beau gosse. J’adore aussi embrasser et câliner. Et je vois sur ton profil que tu aimes les uniformes… Dis-moi si je suis trop vieux pour toi.”
 

    Je me décide à regarder les informations de mon visiteur avant de lui répondre. Déjà, sa photo de profil confirme ses dires : elle présente son corps, a priori bien charpenté, dans un uniforme de pompier. Il a dû se prendre de dos et avoir du mal à viser car les épaules rentrent tout juste dans le cadre. En revanche, son pantalon de service lui moule incroyablement le cul. La suivante est du même style, mais avec un polo serré et un jean d’une indécence… Une vraie invitation à le déboiter ! Si j’ai plus souvent été passif avec mon précédent régulier, là, mon envie de passer de l’autre côté se réveille. Je jette donc un oeil à sa présentation : 

Marc, 50 ans, versa
Si t'aimes l'uniforme, je te mets le feu. Sportif, bien monté, chaud, câlin quand il le faut — un vrai daddy qui sait doser la fougue et la tendresse. Envie de vérifier par toi-même ?

 

    Ma foi, avec une telle présentation, je ne vois aucune raison de refuser de répondre ! Je tape ma réponse, en essayant de trouver le juste équilibre entre l'audace et l'accroche :
 

"Bonjour Marc. Alors comme ça, tu mets le feu ? J'espère que t'as pensé aux extincteurs, parce que je ne suis pas du genre à me laisser éteindre facilement."
 

     La réponse arrive plus vite que je ne l'aurais imaginé pour un mec de son âge, comme s'il guettait son écran.
 

"Un extincteur, pour quoi faire ? Je préfère laisser brûler. T'as l'air du genre qui aime jouer avec les flammes, toi."
 

"Disons que j'ai un faible pour les hommes en uniforme qui savent ce qu'ils font de leurs mains. Tu fais quoi d'autre de tes journées, à part sauver des vies et faire craquer des mecs plus jeunes ?"
 

"Ha ! Sauver des vies, c'est le métier. Faire craquer les jeunes, c'est le loisir. Sinon, je jardine. J'ai un petit balcon transformé en jungle, tomates, basilic, et deux orchidées que je soigne comme mes enfants."
 

    Je souris devant mon écran. Un pompier baraqué qui parle orchidées, il fallait le voir pour le croire.
 

"Un daddy qui jardine, on aura tout vu. Moi c'est plutôt cuisine, je pourrais passer des heures à tester des recettes. En ce moment j'expérimente la cuisine indienne, avec des pains au levain."
 

"J'adore. Rien de mieux qu'un bon curry après une garde de 24h. Tu me feras goûter un jour, si t'es sage."
 

"Sage, c'est pas trop mon truc, tu l'auras compris. Mais je note. Sinon, t'as déjà voyagé loin ? J'ai fait l’Italie, Espagne, Grèce dernièrement, deux mois, seul avec mon sac à dos."
 

"Sac à dos et bourlingueur, en plus de tout le reste ? Moi j'ai fait pas mal de trucs plus loin — Pérou, Mexique, Madagascar, un peu d'Asie aussi. Mais j'avoue que voyager avec quelqu'un qui a la fibre aventurière, ça me tente bien plus que les circuits organisés."
 

    Il y a un truc dans cette conversation qui me surprend. Je m'attendais à du basique, des sous-entendus lourds d’un vieux qui veut se taper du jeune, et à la place j'ai un mec qui parle plantes et voyages avec autant d'aisance que d'uniformes moulants.
 

"Je vais être honnête avec toi, Marc. D'habitude sur l'appli je discute plus que je ne rencontre, surtout avec les mecs de ton âge. Mais là, t'es en train de me donner très envie de faire une exception."
 

"C'est marrant, je pourrais te dire pareil. En général je reçois des messages de minets qui n'ont que le cul en tête, sans savoir tenir une conversation deux minutes. Toi, tu m'intrigues. Et puis j'avoue, j'ai un faible pour les mecs minces ou les ptits roux dans ton genre."
 

"Coupable. Après toi aussi avec ton physique, ou ce que tu promets entre tes jambes ne laisse pas indifférent. Tes photos... disons que le pantalon de service ne cache pas grand-chose."
 

"Je sais, c’est fait pour donner envie, comme toi avec les tiennes. On est là pour ça en même temps non? Du coup, on continue à parler plantes ou on passe aux choses sérieuses ?"
 

    Je fixe l'écran quelques secondes, un sourire aux lèvres. La complicité s'est installée plus vite que je ne le pensais, entre les orchidées, le curry et les sous-entendus. Difficile de dire non à ça, mais je préfère temporiser.
 

"Les choses sérieuses attendront un peu," je réponds, en sentant déjà mon cœur battre plus vite. "J'ai trop peu de mecs qui me donnent autant envie sur cette appli pour bâcler la conversation. Et puis, j'aime bien te faire attendre un peu."
 

"Tu me fais attendre ? Intéressant. Beaucoup de mecs de ton âge foncent tête baissée, toi tu sais faire monter l’envie. Ça me plaît chez un jeune homme."
 

"Disons que j'ai appris à apprécier ce qui prend du temps. Et visiblement, toi non plus tu n'es pas du genre pressé, malgré tes photos qui donnent pourtant très envie de l'être."
 

"Ha ! Tu sais viser où ça fait mouche, toi. On dirait que t'as pris le temps de bien regarder chaque photo."
 

"Difficile de faire autrement, avec un pantalon de service moulé comme ça. Je devine que la salle de sport fait partie de ta routine ?"
 

"Tous les jours, ou presque. Faut ce qu'il faut pour porter l'uniforme dignement — et pour le faire craquer quand je l'enlève."
 

"Je commence à comprendre pourquoi t'as autant de succès sur cette appli, toi. T'as ce mélange d'assurance et de... comment dire, de générosité, qui donne clairement envie d'aller vérifier par soi-même."
 

"Alors vérifie. Ce que je veux, là, tout de suite, c'est continuer à te faire craquer, un message après l'autre, jusqu'à ce que tu me supplies de fixer une date."
 

"Tu risques pas d'attendre longtemps, à ce rythme. Y a juste un truc à régler avant : on s’échange une photo de nos têtes?"
 

    J’ajoute immédiatement la mienne à la suite du message. Je me mets ensuite à stresser, comme à chaque fois. Il y a toujours un problème à un moment. Après quelques minutes qui semblent affreusement longues, sa photo arrive; Des cheveux bruns, une barbe qui lui mange les joues et le menton - mais malgré tout entretenue, laissant voir une mâchoire aux joues fines et carrées : un vrai daddy sexy. Mes doutes pourraient presque s’envoler, jusqu’à ce que son message me fasse perdre l’envie : 
 

“Vraiment super mignon ! J’ai très envie de te mettre dans mon lit. Par contre faudra être discret.”
 

"Discret ? T'es marié ?" répondais-je malgré tout, déçu et certain que je vais mettre court à la discussion.
 

"Non. Célibataire depuis des années. C'est mon fils. Il est pompier aussi, dans ma caserne. Il sait que je préfère les hommes, ça, il l'a toujours su et ça n'a jamais posé de problème entre nous. Mais un mec deux fois plus jeune que moi, plus jeune que lui... disons que je préfère éviter le sujet pour l'instant."
 

"Ouf ! Je vois. T'as peur qu'il juge, ou juste envie de garder ça pour toi ?"
 

"Un peu des deux, si je suis honnête. C'est un truc de fierté, je crois. Je veux pas qu'il me regarde différemment. Alors on garde ça entre nous, et lui n'en saura rien. On pourra même aller se balader dans des coins où on ne risque pas de le croiser, pour pas que tu aies l’impression que je veux juste te baiser."
 

"Ça me va très bien, la discrétion. T'inquiète, je sais rester invisible quand il le faut. Ça change rien à mon envie de te rencontrer — au contraire, un peu de secret, ça pimente les choses. Et ok pour les sorties!"
 

"Voilà. J'aime les gens qui comprennent ce genre de nuance sans en faire un drame. Encore un point pour toi."
 

"On dirait que je collectionne les points avec toi."
 

"T'as pas idée. Alors, on la fixe quand, cette date ?"
 

"Doucement, doucement. J'ai besoin d'un peu plus de matière avant de me décider, moi. Ton profil est bien maigre en photos pour un mec qui prétend faire tourner les têtes."
 

"Ah oui ? Tu voudrais quoi de plus, exactement ?"
 

"Je sais pas... surprends-moi. Une photo où on voit vraiment ce que cache l'uniforme, par exemple. Histoire de vérifier que la description est à la hauteur."
 

"Tu es gourmand, dis donc. Ça se mérite, ce genre de chose."
 

"Peut-être. Mais avoue que ça t'amuse, de te faire lambiner un peu."
 

"Beaucoup, même. Bon, laisse-moi voir ce que j'ai dans mes archives..."
 

    Un temps d'attente s'installe, ce petit suspense délicieux où j'imagine Marc en train de fouiller sa pellicule, hésitant entre plusieurs clichés.
 

"Voilà. Une petite mise en bouche. La suite se mérite en vrai."
 

    Une photo arrive, du style qu’on peut trouver sur les photos de ventes de sous-vêtement. Il est drôlement bien entretenu, le pompier ! Je glisse le doigt sur la ligne de poils entre les pectoraux suivi d’un pack d’abdos épais. Des cuisses massives soutiennent son corps, ses bras aux muscles ronds bien visibles, sans oublier un paquet moulé qui semble bien lourd dans son slip. Je la regarde longuement — bien plus longuement que nécessaire — avant de répondre, en essayant de garder un semblant de contenance.
 

"Pas mal du tout, Marc. Mais j'en veux encore une. Pour me faire une idée complète, tu comprends."
 

"T'es en train de m'arnaquer, là. Tu donnes rien en échange."
 

"C'est vrai. Mais c'est pour voir si tu mérites un rendez-vous, alors t'as plutôt intérêt à me convaincre."
 

"J'aime ton culot. Bon, très bien, une deuxième. Mais après ça, c'est toi qui me montres quelque chose en retour."
 

"On verra. Envoie d'abord :p"
 

    La deuxième photo arrive, et cette fois, plus aucun doute possible : la réputation n'était pas usurpée. Le sous-vêtement traîne au sol, sa main posée sur la cuisse virile. Son service trois pièces me met instantanément la bouche sèche, et le cœur rate un battement.
 

"D'accord, je suis convaincu. T'as officiellement gagné le droit à un rendez-vous."
 

"Enfin ! J'ai cru que t'allais me faire vider toutes mes archives avant de te décider. Enfin, là c’est une photo prise en direct."
 

"Peut-être la prochaine fois, le vidage d’archives. Pour l'instant, c’est toi qui vas être vidé. Dis-moi juste où et quand."
 

    Comme lorsque mes hormones me montent à la tête, je ne réfléchis plus vraiment. Heureusement que j’ai bien discuté avec Marc, histoire d’être en confiance !
 

    Par chance, et pour éviter que l’envie ne redescende, le beau pompier est libre tout l’après-midi, en plus d’habiter à quelques rues de chez moi. Parfait ! J’abandonne donc mon canapé le temps de me doucher fébrilement, et file dans la rue retrouver mon plan.
 

    Les quelques minutes ont cependant laissé le temps à mon cerveau de se demander ce que je faisais. N’ai-je pas été trop allumeur ? Et si, en réalité, sa photo était ancienne? J’ai bien déjà rencontré et annulé un rendez-vous car le mec avait facilement pris dix ans. C’est donc tremblant que j’actionne l’interphone d’un petit immeuble en pierre. Une voix grave me répond. Je monte au troisième, comme indiqué, et entre par la porte entrouverte si vite que je percute Marc, qui m’attendait derrière.
 

    La collision me fait presque perdre l'équilibre, mais deux bras se referment aussitôt autour de moi pour m'empêcher de tomber. Je lève les yeux, un peu désorienté, la joue collée contre un torse qui est clairement aussi bien que sur les photos.
 

- Eh, doucement, dit Marc en riant doucement, sans pour autant desserrer son étreinte. On a le temps, tu sais. Personne ne va s'enfuir.
 

    Sa voix, en réalité, est encore plus grave qu’à travers l'interphone. Je reste quelques secondes sans bouger, prétextant retrouver mon équilibre alors que je prends simplement le temps de respirer contre lui. Il sent bon — un mélange de savon et de quelque chose de plus discret, plus animal, qui me fait tourner un peu la tête. Je me détends contre son torse aussi confortable que ferme sous ses vêtements, comme un point d'ancrage improbable pour mes nerfs en pagaille.
 

- Désolé, finis-je par marmonner, sans faire mine de m'écarter. J'étais un peu... stressé, en montant.
 

- Je vois ça. Tu tremblais presque à l'interphone il me semble.
 

- C'est gênant à dire, mais oui. J'avais peur que tu sois pas vraiment toi.
 

    Marc recule légèrement, juste assez pour poser une main sous mon menton et me faire lever les yeux vers lui. Son regard est plus doux que ce que ses photos laissaient supposer — moins prédateur, plus attentif.
 

- Hé. Regarde-moi. C'est bien moi, en chair et en os. Et toi, t'es exactement comme sur tes photos, en mieux même. Alors respire, d'accord ?
 

    J'acquiesce, un peu bête, toujours calé contre lui. Il a cette façon de parler qui rassure sans être condescendante, comme s'il avait l'habitude de calmer des gens paniqués — ce qui, avec son métier, n'a rien d'étonnant. Sans compter qu’en tenue de travail, il m’impressionne d’autant plus.
 

- Voilà, dit-il, satisfait de me voir me détendre. Maintenant que t'es sûr que je suis pas un fantôme...
 

    Il ne termine pas sa phrase. À la place, il penche la tête et m'embrasse, doucement d'abord, comme pour me laisser le temps de refuser si je le voulais. Je ne refuse pas. Toute la nervosité de la montée d'escalier semble se dissoudre d'un coup, remplacée par quelque chose de beaucoup plus agréable. Nos lèvres se rencontrent passionnément, avant que nos langues ne se mettent de la partie. Lorsque l’on s’écarte légèrement pour reprendre notre respiration, j’ouvre sa veste d’uniforme pour découvrir son imposante carrure.
 

    Marc me laisse faire, un léger sourire aux lèvres alors que j'écarte les pans de sa veste. Je découvre son torse dans toute sa splendeur et il laisse tomber son haut avant d’à son tour glisser ses mains sur mon corps. Avec douceur, il remonte mon t-shirt, me dit de lever les bras pour le retirer, avant de reposer ses mains au creux de mes reins et de me coller contre lui..
 

- Tu sembles apprécier ce que tu vois, murmure-t-il, amusé, en posant à son tour ses mains sur mes hanches pour m'attirer plus près.
 

- Disons que la réalité dépasse largement les photos.
 

    Je laisse mes mains parcourir son torse, ses épaules, redécouvrant sous le tissu tout ce que les clichés avaient laissé deviner. Il fait pareil de son côté, plus lentement, comme s'il prenait le temps de m'apprendre par cœur - une main dans mon dos, l'autre remontant doucement le long de ma nuque.
 

- T'es plus fin que je l'imaginais, dit-il contre mon oreille, avant d'y déposer un baiser léger. Et tout doux, j'aime bien.
 

    Je frissonne, autant à cause de ses mots que de la sensation de sa barbe contre ma peau. On reste comme ça un moment, dans l'entrée de son appartement, à se découvrir par le toucher plus que par les mots - son parfum, la chaleur de son corps contre le mien, la façon dont ses bras m'enveloppent complètement quand il me serre contre lui.
 

 

- On devrait peut-être bouger de l'entrée, je finis par souffler, la voix un peu tremblante. Avant que tes voisins n'aient un spectacle gratuit.
 

    Marc éclate de rire, un rire grave qui résonne contre mon oreille tant je suis proche de lui.
 

- Bonne idée. Suis-moi.
 

    Il attrape ma main et m'entraîne plus loin dans l'appartement, sans lâcher ce sourire satisfait qui ne l'a pas quitté depuis que j'ai franchi sa porte. Il me fait rapidement visiter la minuscule cuisine pour me donner à boire, avant de m’emmener dans sa chambre. Là, les caresses reprennent. Je commence à perdre toute retenue, et l’embrasse à nouveau en me mettant sur la pointe des pieds, avant de m’intéresser à ses fesses que je vois grâce au miroir dans son dos. J’hume l’odeur de savon de ses pectoraux, glisse mes lèvres sur la toison avant de les déposer sur un téton. Sur ces énormes pecs carrés, ils semblent minuscules, mais je prends le temps de bien les exciter autant avec la langue que les dents. Marc appuie sur ma tête en grognant, marmonnant un “enfin quelqu’un pour me les bouffer” avant de sursauter quand mes mains se posent sur ses fesses.
 

    Là, son sourire carnassier apparaît. Il me gratifie d’une pelle bien baveuse avant de me pousser sur son lit et vient s'asseoir sur moi. Mes mains retournent directement caresser à la fois ses pectoraux et son fessier. Sa voix grave résonne dans la chambre et vibre jusque dans mon cerveau. Il décide ensuite d’onduler du bassin et constate - avec joie me semble-t-il - que je bande à m’en faire mal. Il s’agenouille donc aux pieds du lit et déboutonne mon pantalon. Je soulève les fesses pour qu’il me le retire, mais il en a décidé autrement : mon boxer suit en même temps que mon pantalon. Ma queue pulse, et vient s’écraser sur mon ventre plat avec un bruit humide. Immédiatement, Marc s’approche, attrape d’une main mes couilles et de l’autre un téton, et commence à me tailler une pipe comme jamais je n’en ai eue - il faut bien avouer que j’en ai peu eue.
 

    Je me laisse faire en caressant ses cheveux, sa barbe, ses épaules arrondies par les deltoïdes. Je détaille son corps, ma queue pulse à chaque muscle qui se contracte sous mes yeux. Je suis la courbure de son dos, jusqu’au pantalon cargo moulant. Entre son cul bombé et la bosse imposante que je vois à l’avant, le tissu doit être hyper résistant pour ne pas craquer ! Il devine d’ailleurs mon regard et se redresse, pour faire tomber le bas. Je découvre un jocks à la poche avant complètement déformée par la barre entre ses cuisses, mais il faut croire que ce sont avant tout mes envies actives qui vont être contentées puisqu’il se tourne pour me présenter les miches relevées par le sous-vêtement coquin.
 

- Alors, t’as toujours envie de mon cul?
 

- Plus que jamais !
 

    Au moment où je fais mine de me relever, Marc me retient sur les coussins et vient me poser ses fesses sous le nez. Il me glisse un “fais toi plaisir” et reprend sa pipe pendant que mes mains se posent sur sa croupe. J’en soupèse le galbe, les écarte pour observer la petite rondelle rose qui n’attend que je la prépare. L’odeur de savon et de testostérone qui se dégage du jocks est envoutante. J’avance la tête et commence à jouer avec son œillet jusqu’à le lécher consciencieusement. Mon beau pompier arrête alors de sucer pour me faire savoir que je lui bouffe le cul comme un dieu avant d’étouffer ses gémissements virils en avalant ma queue en entier d’un trait.
 

    Je sens l’excitation monter de plus en plus, même si je me contiens, tout absorbé par ma tâche. Un doigt se joint à la fête et je l’insère à grand renfort de salive. Je sursaute quand d’un coup, quelque chose me chatouille le ventre, ce qui a pour cause d’enfoncer ma bite bien au fond de la bouche de Marc, qui ne s’en plains pas au contraire : il cambre plus encore, ce qui me laisse voir sa tige raide au possible, qui soulève et déforme le tissu, en plus de lui laisser une tâche humide impressionnante. Je libère la bête et commence à la branler, commence dans mon esprit un porno bien pervers ou mon daddy se montrerait finalement un peu plus dominant et me ferai avaler sa pine de cheval.
 

    Complètement emporté par mon délire, j’agite mon bassin, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. J’ouvre les yeux subitement et gémis un “attention” qui n’arrive pas aux oreilles de Marc, les lèvres serrées à la base de ma queue. Je m’excuse en lui envoyant ma demi-douzaine de rasades directement en fond de gorge, mais il semble trop heureux de m’avoir fait jouir, puisqu’il nettoie mon gland après le dernier jet.
 

- Y a rien de meilleur que le jus de blond, ou de rouquin, sourit-il.
 

- Désolé, j’aurais dû te dire d’arrêter plus tôt…
 

- T’excuse pas voyons, j’ai adoré ! En revanche, tu peux continuer à jouer avec ma rondelle.
 

    Bloqué entre ses cuisses musclées, Marc se redresse et pose sa raie sur ma tête. J’ai donc tout le loisir de saliver sur et dans son trou, tout en glissant mes mains le long de la barre bien raide. Il mime même une pénétration avec ma langue, dont la largeur semble lui faire beaucoup d’effet.
 

- Mais dis donc tu rebandes déjà petit coquin? Moi qui pensait que j’allais devoir me branler et me préparer à jouir sur ton ventre…
 

- Quoi? non j’ai une bouche qui…
 

- Hop hop hop, là c’est toi mon petit mâle, si tu veux me faire jouir c’est uniquement en actif!
 

    Il ne fallait pas m'en dire plus pour que je sois à nouveau bien raide! Je bondis sur mes pieds. Marc sourit en me voyant si impatient, prêt à lui sauter dessus. C'est exactement ce que je voulais.
 

- Allez mon petit rouquin, montre-moi de quoi tu es capable avec cette belle queue bien dure. Je veux sentir tes couilles taper contre mes fesses.
 

    Il s'allonge sur le dos et écarte les jambes pour m'inviter à venir entre elles. Je me capote rapidement et glisse un doigt lubrifié entre ses fesses. Son trou est encore tout humide de ma salive et il n'attend que moi pour se faire remplir.
 

- Vas-y, enfonce-toi en moi jusqu'à la garde. J'ai besoin de sentir chaque centimètre de ta bite virile qui me pénètre profondément.
 

    Je ne me fais pas plus prier et entre doucement en lui. Je commence un rythme doux, mais je suis rapidement amené à accélérer : ses mains viennent agripper ses fesses musclées pour m'encourager à y aller plus fort et plus vite. Mes gémissements résonnent dans la pièce alors que je le baise sans relâche.
 

- C'est ça, continue comme ça ! Montre-moi qui commande ici... Ahhhh putain c'est trop bon ! Je sens que je vais pas tenir longtemps avec un étalon comme toi.
 

    Je rougis du compliment; moi, un étalon? Que dois-je dire de sa grosse bite qui bouge dans tous les sens sur son ventre, et éparpille à tout va du présperme. Il m’attire contre lui et je dévore à pleine bouche l’une de ses aréoles pendant que je continue mes mouvements de bassin, plus secs et profonds. Je m’accroche à ses épaules pour bien me tenir et continuer à le pénétrer, mais il m’écrase soudain contre son torse. Mes dents mordent alors le téton que je léchais, et son cri de plaisir est suivi du mien. Il jouit une quantité impressionnante qui vient coller à nos torses déjà moites, et je jouis entre ses fesses qui bloquent le moindre mouvement. Lorsqu’il me relâche, son anneau se détend et me laisse quitter ses belles miches fermes; ma respiration est saccadée et ma tête tourne un peu.
 

    Lorsque le calme revient enfin, je reprends mes esprits dans les bras de Marc. Rien de tel pour finir une bonne baise qu’un gros câlin ! Pour me remercier de ne pas m’être enfuis dès que je l’ai fait jouir - ou pire, quand j’ai jouis la première fois - j’ai même le droit à un massage, avant de finir sur les pectoraux moelleux pendant qu’il me caresse les cheveux.
 

    C’est la faim qui nous extrait du lit, et nous migrons vers la cuisine. Je me rhabille rapidement, tandis que Marc n’enfile qu’un boxer, mettant en valeur son gros paquet, ses fesses et ses cuisses musclées. Pour ne pas me laisser à nouveau tenter, je le laisse s'activer dans la cuisine; j'en profite pour jeter un œil moins discret que tout à l’heure au salon. Une bibliothèque, une télé, un calendrier des pompiers - la version sexy, miam ! - ainsi que quelques plantes vertes qui confirment le côté jardinier. Je remarque sur le buffet plusieurs cadres photo. L'un d'eux attire mon attention : un jeune homme brun, la petite trentaine, en tenue de pompier, souriant fièrement devant un camion rouge. La ressemblance avec Marc est frappante, même mâchoire, même sourire en coin.
 

- C'est toi ou ton fils ? demandais-je à Marc, quand il apparaît avec deux verres.
 

    Il suit mon regard vers le cadre et son expression se radoucit instantanément, une fierté paternelle qu'on ne peut pas feindre.
 

- Ouais, c'est Thomas, mon fils. Il a été diplômé l'année dernière, médecin, j'étais présent à sa cérémonie. Un des plus beaux jours de ma vie, avec celui de sa naissance."
 

- Il te ressemble beaucoup. J’ai cru que c’était toi y a quelques années, car entre toi et la photo, c’est aussi canon !
 

- On me le dit souvent. N’essaies pas de le draguer, tu pourrais me rendre jaloux ! répond-il avec un petit rire.
 

- Ce serait quand même malvenu, alors que tu as bien pris soin de moi !
 

- T’es trop mignon aussi… Mais c'est pour ça que je fais attention, tu sais. Avec toi, avec... tout ça. Je veux pas qu'il tombe un jour sur un truc qui le mettrait mal à l'aise, ou qui le ferait me regarder différemment. Il sait pour mes préférences, mais le reste, c'est ma vie privée.
 

    Il y a une sincérité dans sa voix qui me touche, loin du personnage assuré et joueur qu'il était sur l'appli. Puis il hoche la tête, visiblement rassuré, avant que son sourire ne revienne, plus léger cette fois.
 

- Bon. Assez parlé de ma vie de famille. Viens là, on avait quelque chose d'autre en tête avant que tu ne te mettes à fouiller dans mon salon. Remplir notre estomac, maintenant que tu m’as bien rempli le cul !
 

    Je lève les yeux au ciel ! Comment peut-on être si beau et beauf en même temps !
 

    La soirée se poursuit plus doucement que je ne l'aurais imaginé au vu de comment elle avait commencé. Marc improvise un dîner simple mais les plats les plus simples sont souvent les meilleurs - une omelette aux herbes, un melon et une salade, accompagnés d'un verre de vin qu'il choisit avec l'air de quelqu'un qui s'y connaît. On parle de tout et de rien : son métier, mes études, nos voyages respectifs, quelques anecdotes qui nous font rire aux éclats. Loin de l'urgence du début d'après-midi, je découvre un autre Marc, plus posé, presque timide par moments quand il parle de son fils ou de sa vie avant le divorce. J’écoute sa voix grave et me dis que ses subalternes ont bien de la chance de travailler sous ses ordres !
 

- J'avoue que je m'attendais pas à ça, je lui dis, en repoussant mon assiette vide.
 

- À quoi ? Que je sache faire une omelette ?
 

- À passer une soirée aussi agréable. D'habitude ces rencontres-là, ça s'arrête... plus vite.
 

    Marc sourit, ce sourire en coin qui commence à me devenir familier.
 

- Je suis pas pressé, moi. J'ai plus vraiment l'âge de vouloir juste enchaîner les coups d'un soir sans lendemain. 
 

    L'heure tourne sans qu'on s'en aperçoive vraiment, et c'est finalement la fatigue qui nous rattrape tous les deux. Sur le pas de la porte, il me serre une dernière fois contre lui, plus tendrement que fougueusement cette fois.
 

- On se refait ça bientôt ? je demande, la tête calée contre son épaule.
 

- Compte sur moi. Rentre bien, et préviens-moi quand t'es arrivé. Et s'il t'arrive un truc, appelle le 18 !
 

    Je descends les escaliers avec un rire accroché aux lèvres, le genre qu'on n'arrive pas à effacer même en essayant. En marchant vers chez moi dans la fraîcheur du soir, je me dis que ces applis de rencontre, finalement, ce n’est pas si mal.
 

    Quelques jours passent, sans que l’on échange de messages. J’avoue ne pas y croire, me dire que je lui ai vraiment plu; je ne suis pas du tout dans la même cour. Quand Marc me propose une exposition sur les orchidées au musée, en clin d'œil évident à notre premier échange, j'accepte avec plaisir - l'idée d'une après-midi tranquille, entouré de plantes me plaît bien.
 

    On se retrouve devant l'entrée de la grande serre, devant laquelle quelques spécimens nous accueillent. Je regarde autant les fleurs que Marc : il porte une chemise simple, décontractée, assez cintrée qui met en valeur sa carrure. Un peu gauche, je tends la main avant d’avancer pour lui faire une bise, qui se termine en accolade chaleureuse. Rien qui ne perturbe la foule attendant son tour avant qu'on entre.
 

- Alors, prêt à me faire deux heures de cours magistral sur les orchidées pendant que je prends tout en photo ? je demande en riant.
 

- Je te préviens, j'ai vraiment un défaut niveau enthousiasme sur ce sujet. Tu risques de t'ennuyer ferme.
 

    Effectivement, Marc se révèle intarissable devant chaque variété exposée, m'expliquant avec un enthousiasme presque enfantin les différences entre les espèces, leurs origines, leurs particularités. Je l'écoute, amusé par cette facette de lui si éloignée du pompier baraqué de son profil.
 

- J'avoue, je m'attendais pas à un cours de botanique aussi poussé, je lui dis, en pointant du doigt une variété de paphiopedilum “bourdon” aux pétales jaunes tachetés. Toi, t'es sûr que t'es pas prof à la retraite plutôt que pompier ?
 

- Insolent. Attends de voir mon balcon, tu vas halluciner. J'ai même une orchidée que je soigne depuis dix-huit ans, elle a survécu à deux déménagements et un divorce.
 

- Une survivante, en somme. Ma plus vieille plante n’a que trois ans, depuis que j’ai quitté la maison familiale.
 

    On continue la visite, échangeant anecdotes et petites piques amicales, chacun essayant de faire rire l'autre avec une observation tendancieuse ou un jeu de mots foireux. Devant une orchidée particulièrement spectaculaire, aux pétales d'un mauve profond, Marc s'arrête plus longtemps que les autres.
 

- Celle-là, je l'ai jamais réussi à la faire pousser chez moi. Trop capricieuse.
 

- Peut-être qu'elle a juste besoin d'un jardinier moins control freak.
 

- Redis ça une fois, pour voir, rétorque-t-il, mi-amusé mi-faussement vexé, avant de me donner un coup d'épaule.
 

    La visite se termine dans la boutique éphémère à côté des serres, où nous hésitons tous les deux sur les spécimens que nous allons ramener. Après beaucoup d'hésitations, je n’en choisi que deux, tandis que Marc repart avec le triple. Et dire que je pensais ne pas savoir me décider!
Dans le transport retour, la conversation dérive vers nos vies respectives — son travail, mes études, des histoires de famille, des fous rires sur des rendez-vous ratés qu'on a eus chacun de notre côté. Une complicité facile, sans enjeu, comme si on se connaissait depuis longtemps.
 

- On devrait refaire ça, pas forcément un musée, mais... traîner, quoi.
 

- Avec plaisir. Tant que tu me fais pas un exposé sur les cactus la prochaine fois.
 

- Aucune promesse. J’adore les plantes grasses autant que les orchidées, c’est tellement facile à entretenir.
 

- Pas moi ! Je les arrose toujours trop, c’est le genre de plantes qui ne survit pas plus de six mois chez moi !
 

- C'est officiel, je vais devoir t'adopter comme apprenti jardinier. C'est indigne, à ton âge, de tuer des plantes aussi facilement.
 

    Je lève les yeux au ciel. Il y en a beaucoup d’autres chez moi qui ne meurent pas !
 

    Quand il s’arrête en bas de chez moi, discutant encore de nos projets pour la semaine, et que je m’apprête à lui proposer de monter, le téléphone de Marc sonne. Il jette un œil distrait à l'écran, puis son expression change légèrement.
 

- C'est Thomas, dit-il, en décrochant rapidement l'appel. Deux secondes.
 

    Je l'observe s'écarter légèrement, la voix posée mais soudain plus concentrée. Je ne saisis que des bribes - quelque chose à propos d'un planning à échanger pour la garde de la semaine prochaine, un souci logistique à régler avant le lendemain. Il a repris aussi facilement le rôle de pompier que de papa quand il a vu le nom s’afficher. J’admire le biceps gonflé le temps de la conversation.
 

- Désolé, il faut que j'y aille, j'ai deux-trois trucs à régler avant demain matin à la caserne.
 

- Pas de souci, merci de m’avoir ramené.
 

    On se sépare sans que l'appel n'ait vraiment cassé l'ambiance de l'après-midi, mais tout de même un peu déçu de ne pas avoir pu m’amuser un peu. Je reçois à la fin de la journée un message : 
 

"Bon, alors, prochaine étape, vu que je t'ai déjà collé un cours de botanique, on pourrait équilibrer un peu. Ça te dit, une rando en forêt le week-end prochain ? Je connais un coin sympa, à une heure d'ici."
 

"Avec plaisir. Mais attention, si tu me ressers un cours sur chaque arbre qu'on croise, je repars. Ou mieux, je te mets quelque chose en bouche."
 

"Qui dit que c’est pas toi qui aura un truc en bouche?"
 

    Je finis le sourire aux lèvres, déjà impatient de cette prochaine sortie.
 

    Le week-end suivant, le début de la randonnée est plus animé que ce à quoi je m'attendais : parking bondé, familles avec enfants, groupes de randonneurs du dimanche croisés à chaque virage du sentier. Je commence à me demander si Marc a compris que je recherchais avant tout le calme, et un coin pour, disons le franchement, bouffer du gland contre un chêne. Mes hormones me travaillent depuis notre première et seule fois; Il remarque d’ailleurs mon impatience et me rassure : le début du chemin est toujours bondé, jusqu’au petit lac, facile d’accès pour les pique-niques en famille. Il me promet que nous aurons bientôt la paix.
 

    Effectivement, au bout d'une heure de marche, les groupes se raréfient à mesure que le sentier grimpe et se resserre. Marc bifurque à un moment sur un chemin à peine visible entre deux fougères, presque effacé par la végétation.
 

- Là, c'est mon coin secret, annonce-t-il avec une fierté amusée. Peu de gens le connaissent, faut vraiment savoir où chercher. Je suis né dans le coin, j’y viens depuis que je suis gosse.
 

    Je suis donc le grand brun, imaginant ce qu’il a pu faire dans ces bois. Je l'imagine bien éclabousser chaque tronc d’une épaisse giclée blanche ! Connaissant le spécimen, Dame Nature a dû prendre cher à un époque… Perdu dans mes pensées lubriques, les yeux fixés sur ses miches en short moulant, je ne remarque que le chemin débouche sur une petite clairière surplombant la vallée uniquement quand le plein soleil me percute le visage. L’endroit est complètement désert, silencieux à l'exception du bruissement des arbres et d'un oiseau qu'on entend au loin.
 

- Alors ? J'avais raison ou pas ? demande-t-il, visiblement satisfait de son effet.
 

- D'accord, c'est magnifique. Je retire tout ce que j'ai dit sur tes cours de botanique improvisés.
 

    On installe la couverture qu'il avait dans son sac, et déballe le pique-nique — sandwichs, fruits, et une bouteille d’alcool anisé, qu'il avait glissée "au cas où". On mange tranquillement, discutant de tout et de rien, profitant du calme et de la vue.
 

    Au fil de la conversation, l’alcool aidant, je me rapproche naturellement, sans vraiment y penser - même si sa présence, son épaule contre la mienne, puis sa main qui trouve la mienne sur la couverture m’embrouille le cerveau. Le silence qui s'installe entre nous n'a rien de gênant, juste cette complicité tranquille qui s'est construite au fil de nos sorties.
 

- Je suis content qu'on ait fait ça, dit finalement Marc, en regardant la vallée plutôt que moi. Toute cette histoire, l'appli, le hasard... j'avoue que je m'attendais pas à ce que ça devienne aussi agréable.
 

- Moi non plus, je ne me plains pas. Surtout quand j’ai un beau daddy sous la main.
 

    Ma main glisse sur son torse et atteint sa cuisse, et je palpe allégrement la marchandise déjà bien gonflée avant que Marc ne reprenne la parole, plus hésitant cette fois.
 

- Je peux te dire un truc, sans que ça casse l'ambiance ?
 

- Vas-y.
 

- Je veux juste que tu ne te fasses pas d’illusions… oui je suis content si on devient régulier, mais pas un truc qui... qui va plus loin que ce que ça devrait être, pour toi. T'as vingt-cinq ans, j'en ai cinquante. Un jour tu vas vouloir un mec de ton âge, fonder un truc sérieux, avoir des gosses peut-être. Je veux pas que tu développes des sentiments pour un vieux daddy qui n'a clairement pas le même chemin de vie devant lui. Surtout que je n’ai pas du tout ta libido.
 

    Je me redresse légèrement pour le regarder en face, un peu surpris par la gravité soudaine dans sa voix.
 

- Marc. On passe du bon temps ensemble. J'apprécie chaque moment, mais je suis pas en train de fantasmer sur un mariage et une maison avec clôture blanche, t'inquiète.
 

- Je dis pas ça pour te vexer. Juste... je préfère qu'on soit clairs, plutôt que l'un de nous se fasse des idées.
 

- Alors soyons clairs. J’ai juste envie de coucher avec toi car tu es drôlement canon et très bien membré. Mais si l’un comme l’autre on veut arrêter du jour au lendemain, tu me le diras et ce sera pas un drame. On pourra même rester amis.
 

    Marc me regarde un instant, cherchant visiblement à évaluer si je suis sincère, puis son visage se détend, un sourire revenant doucement.
 

- D'accord. Excuse-moi, c'était important à dire.
 

- C'est bon, tu es rassuré ? Je peux m’occuper de cette grosse bosse dans ton short qui doit te gêner ?
 

    Il passe une main dans mes cheveux, tendrement, et le silence qui suit n'a plus rien d'inquiétant. Il ouvre son short et son morceau se redresse direct. Le pervers ! Il n’avait pas de sous-vêtement ! Je ne suis pas mieux, ceci-dit, car quand il glisse sa main dans mon dos il constate la présence de l’élastique d’un jockstrap. Marc écarquille les yeux en le sentant sous ses doigts. Il rit et tire dessus pour faire claquer le tissu contre ma peau.
 

- Dire que je te croyais timide. T'es vraiment un coquin toi, hein ? J'adore ça... Montre-moi un peu comment tu bouges tes fesses dans cette tenue.
 

    Sa main glisse sous l'élastique pour venir caresser mes fesses nues, les malaxant en douceur. Il presse son érection contre la mienne, me fait sentir à quel point il est excité par la situation.
 

- Tu sais que t'as qu'à demander si tu veux te faire défoncer le cul par ma grosse bite ? Je suis sûr que ta petite rondelle serait parfaite autour de moi... Allez, enlève-moi ça que je voie mieux.
 

    Je me déshabille entièrement et laisse le soleil caresser ma peau nue. Marc fait de même avec son haut et je bande encore plus fort en voyant ses muscles rouler en pleine lumière. Sa pine se redresse à la verticale,  raide au possible, et je viens la soupeser d’une main, l’autre en profitant pour caresser ses couilles. Cette fois, c’est moi qui passe à la casserole ! Il semble d’ailleurs avoir pris les devants.
 

- T'as un cul d'enfer... cette fois, je vais te baiser tellement fort que tu vas en redemander.
 

    Il me donne une claque sur la fesse droite, laissant une marque rouge sur la peau tendre. Je gémis en lui disant d’y aller moins fort, peu adepte de la douleur. Il recommence plus doucement sur l’autre fesses et voit que je ne proteste pas, au contraire. Sa main descend ensuite pour saisir son sexe et se branler lentement.
 

- Regarde comme tu me fais bander... Tu vois l'effet que tu as sur moi ? J'ai juste envie de te plaquer au sol et de te prendre.
 

    Il retire complètement son short, libérant ses cuisses et laisse sa queue dure se dresser fièrement devant lui. Il s'approche à nouveau, appuie sur mes épaules pour me mettre à la bonne hauteur et presse son gland contre mes lèvres.
 

- Allez, ouvre grand ta bouche... Je veux voir jusqu'où tu arrives à me sucer.
 

    Je ne me fais pas prier et, à grand renfort de salive, avale petit à petit le gros mandrin. Il dépose à intervalle régulier une goutte de pré-sperme salée sur ma langue, qui confirme autant que ses commentaires le plaisir qu’il prend.
 

- Putain, c'est trop bon... Tu suces tellement bien, tu vas me faire jouir si tu continues.
 

    Il pose une main sur ma tête, guidant mes mouvements pour que je le prenne encore plus profondément. Sa bite heurte le fond de ma gorge à chaque va-et-vient.
 

- Regarde-moi ça, t'es capable d'avaler ma queue jusqu'à la garde comme un vrai pro du sexe oral. Je suis sûr que tu adorerais sentir mon sperme chaud couler dans ta gorge.
 

    Ses hanches bougent par réflexe, baisant littéralement ma bouche. Il retire soudainement son membre luisant de salive et bifle gentiment mes joues avec avant de s'enfoncer à nouveau entre mes lèvres.
 

- Tu aimes ça hein ? Te faire utiliser par un daddy sexy ? Je suis sûr que tu mouilles rien qu'en me suçant.
 

    Il baisse les yeux pour vérifier l'état ma bite et constate avec satisfaction qu’une flaque s’est formée entre mes cuisses. L’avant du jocks est congestionné et trempé. Avec un sourire satisfait, il en récolte avec les doigts avant de venir jouer avec ma rondelle. Il l’écarte avec un, puis deux doigts avec une facilité qui me surprend moi-même.
 

- Mais regarde-toi, t'es tout excité. Je vais m'occuper de toi aussi ne t'inquiète pas. Mais d'abord je veux te voir jouir sur ma queue.
 

    Il me met à genoux et vient glisser entre mes fesses pendant qu’il m’embrasse dans la nuque. Son souffle chaud, son missile prêt à rentrer, je suis dans tous mes états.
 

- Vas-y Marc, prends moi.
 

    Il grogne de plaisir en entendant ma supplique. Il positionne son gland contre ma rondelle, pousse lentement pour s'enfoncer centimètre par centimètre dans mon cul. Il gémit en sentant les parois étroites se resserrer autour de lui.
 

- Putain, t'es encore serré… c’est la première fois que tu te prends une grosse queue comme la mienne?
 

Je réponds par l’affirmative ;
 

- C'est trop bon, j’ai l’impression de me faire un puceau. Je vais te défoncer le cul jusqu'à ce que tu cries mon nom.


 

    Ses hanches claquent contre mes fesses à chaque coup de reins, ses couilles viennent taper contre ma peau sensible. Il glisse une main sous mon ventre et vient attraper ma bite pour me branler en même temps. Je gémis, moi qui ai pourtant toujours été silencieux quand je me faisais prendre.
 

- Jouis pour moi, montre-moi comment tu prends ma queue comme une vraie salope en chaleur. Je veux sentir ton cul se contracter autour de moi quand tu jouiras.
 

    Il accélère le rythme, pilonnant mon trou avec force et rapidité. Sa respiration devient haletante, signe qu'il est proche de l'orgasme lui aussi. Le plaisir que je prends me fais aussi dire des perversités : 
 

- Vas-y daddy prends moi plus fort, je suis ta petite salope.
 

- Je vais te remplir de mon sperme chaud et épais. Tu vas adorer ça, je te promets.
 

- Oh oui rempli moi de jus, avec ton énorme bite!
 

Marc gémit de plus belle en entendant mes encouragements.
 

- Mmmm, je vais te doser. Tu vas sentir mon sperme couler dans ton cul pendant des jours.
 

    Il s'enfonce une dernière fois profondément en moi et reste enfoncé jusqu'à la garde tout en se déversant à l'intérieur. Ses couilles se contractent violemment alors qu'il éjacule un torrent de sperme chaud et épais directement dans mon intestin.
 

- Aaahhhh putain c'est trop bon ! Prends tout salope, laisse-moi te remplir comme il faut. Je veux que tu sentes ma semence au fond de toi.
 

    Sa bite pulse encore quelques fois avant que le flot ne se tarisse enfin. Il reste enfoncé pour bien faire pénétrer son jus au plus profond de moi. Il se retire ensuite lentement, regardant avec satisfaction le sperme dégouliner de mon trou béant. Il essuie sa bite sur mes fesses avant de remonter son short.
 

- Allez debout maintenant, on a assez joué pour l'instant. J'espère que tu as aimé ça parce que moi j'ai adoré te défoncer le cul avec ma grosse queue. On recommence quand tu veux une nouvelle séance de baise torride.
 

    Je ne dis rien et m’écroule sur le ventre, épuisé par l’intense orgasme qui m’a traversé. Marc voit que je ne suis plus dans l’état d’excitation qui me fait sortir des obscénités, il me porte sur l’herbe et s’allonge à côté de moi.
 

    Le reste de l'après-midi se déroule dans cette clairière, à bronzer loin de tout, et quand on redescend enfin vers le parking, le soleil commence à décliner. Nous effectuons le trajet en silence, sans avoir besoin d'en dire davantage.
 

    Ce n’est qu’une fois rentrés que je demande à Marc s’il sera présent au bal des pompiers, le lendemain. A sa réponse positive, je décide d’y aller : des beaux pompiers qui se déhanchent et se déshabillent pour récolter des fonds, évidemment que je veux être de la partie.
 

    Le bal bat son plein quand j'arrive, un peu perdu au milieu de la foule, des lumières, de la musique. Marc m'envoie un message pour me dire qu'il sera pris par des obligations officielles une bonne partie de la soirée, alors je patiente en explorant les lieux, un verre à la main. La musique s'intensifie soudain, et les projecteurs se braquent sur la scène improvisée au fond de la salle. Cinq pompiers en tenue complète - casque, veste et pantalon réglementaire, bottes - s'avancent au rythme des premières notes, sous les acclamations et les sifflets de la foule.
 

    Leur chorégraphie, plus enthousiaste que parfaitement synchronisée, arrache des rires et des applaudissements. Casques rejetés en arrière, ils déboutonnent leurs vestes un à un au fil de la musique, jouant avec la foule, prolongeant chaque geste pour faire monter les cris. L'un d'eux fait tournoyer sa veste au-dessus de sa tête avant de la balancer vers le public, provoquant une ruée générale. Une demoiselle se fait alors désigner par l’un des pompiers et monte sur scène, pour un déhanché collé serré. Il fait même sauter le pantalon, découvre un slip bleu blanc rouge plein à craquer. Son corps musclé doit faire rêver toute l’assemblée car les hurlements sont hystériques - pour un peu j’y ajouterais presque les miens - et la blondasse ose même retirer le casque du jeune homme. Mon verre glisse de ma main et je le rattrape in extremis. J’ai sous les yeux Thomas, en chair et en os. Je me retiens de siffler, pendant que les damoiselles doivent perdre leur vagin à mater la marchandise. Pour ma part, je pense que je changerai volontiers de modèle. Je m’en veux aussitôt, ce n’est pas parce que Marc et moi nous sommes mis d’accord que nous étions tous les deux libres que je peux faire n’importe quoi. De toute façon, au vu du jeu de danse lascive, le beau Thomas fait le bonheur de ces dames !
 

    Sur scène, le numéro se termine dans un dernier tour de bassin plus ou moins réussi, sous une salve d'applaudissements et de rires, alors qu'un des pompiers manque de perdre l'équilibre en récupérant son casque. Je m’éloigne de la musique trop forte et de la foule par la même occasion.
 

    En traversant le hall de la caserne, aménagé pour l'occasion avec des tables et des stands, je remarque un grand tableau d'affichage près de l'entrée. Entre les photos d'interventions, les affiches de prévention incendie et le calendrier des prochaines portes ouvertes, une annonce attire mon œil : la caserne recrute, plusieurs postes à pourvoir sont affichés, dont un de réceptionniste pour l'accueil administratif.
 

    Je m'arrête pour lire les détails — horaires, missions, contact — plus par curiosité que par réel intérêt, quand une main se pose sur mon épaule.
 

- Tu espionnes mon planning ? demande Marc, un sourire amusé aux lèvres, sanglé dans une tenue de cérémonie qui lui va redoutablement bien.
 

- Je me renseignais juste sur les opportunités de carrière. On ne sait jamais.
 

- Réceptionniste à la caserne, hein ? Tu me verrais tous les jours, ça te tente pas un peu trop ?
 

- Qui te dit que c'est pas exactement le plan, je réponds en riant, avant qu'il ne m'attire contre lui pour une accolade rapide, toujours attentif à ne pas trop s'afficher devant ses collègues.
 

- Je te préviens, si tu postules vraiment, n’attends pas à ce qu’il se passe beaucoup de choses, j’ai déjà eu plus de sexe en quinze jours qu’en six mois. Je suis vieux hein? Il te faut plus jeune pour ta libido.
 

- Je note. Dommage pour moi. En attendant, je crois que tu as une soirée officielle à assurer, non ?
 

- Malheureusement. Mais je viens te chercher dès que je peux m'échapper.
 

    Il repart vers un groupe de collègues qui l'appellent, me laissant seul avec mon verre et cette annonce qui, sans que je sache trop pourquoi, continue de tourner dans ma tête. Toujours devant le tableau d'affichage, en train de relire l'annonce de réceptionniste, je sens quelqu'un s'arrêter à côté de moi.
 

- Ça t'intéresse ? demande une voix féminine.
 

    Je me tourne : une pompière, uniforme impeccable malgré la soirée bien avancée, m'observe avec un sourire curieux.
 

- Je regardais juste par curiosité, mais... peut-être, oui, pourquoi pas.
 

- Je m'appelle Alice, je gère un peu les recrutements côté administratif. Le poste, c'est un ou deux jours par semaine - accueil des visiteurs, standard téléphonique, un peu de classement et de gestion de planning. Rien de sorcier, mais faut être organisé et avoir le sourire facile, même un lundi matin à huit heures.
 

- Ça a l'air pas mal. C'est plutôt calme comme ambiance, ou on est constamment dérangé ?
 

- Ça dépend des jours. Entre les appels, les livraisons, les visites d'écoles pour la prévention... ça peut être assez animé. Mais l'équipe est sympa, tu t'intégreras vite je pense.
 

    Elle me tend une carte avec ses coordonnées, professionnelle mais chaleureuse.
 

- Si ça t'intéresse vraiment, envoie-moi ton CV cette semaine. On a plusieurs candidatures, mais on n'a encore trouvé personne qui colle vraiment au poste.
 

- Je vais y réfléchir sérieusement. Merci pour les infos.
 

- Avec plaisir. Et si tu postules, dis-moi si t'as besoin d'un coup de pouce pour l'entretien, le chef, Marc, n’est pas toujours facile, ajoute-t-elle avec un clin d'œil, avant de repartir vers d'autres invités.
 

    Je reste un instant devant le tableau, amusé par sa proposition puisque je connais déjà le chef. La carte de visite en main, l’idée de travailler ici, d’être utile autrement, prend soudain une tournure plus concrète que je ne l'aurais imaginé en arrivant ce soir. C’est décidé, ce soir, je mets mon CV à jour!
 

    Je range la carte dans ma poche, satisfait de cette petite résolution, quand une sirène retentit soudainement dans la salle - pas la musique, mais une véritable alarme, stridente, qui coupe net toutes les conversations. En quelques secondes, l'ambiance festive bascule dans une agitation méthodique : les pompiers présents, encore en tenue de cérémonie pour certains, se dirigent vers les vestiaires au pas de course, tandis qu'un message passe dans les haut-parleurs annonçant un départ en intervention pour un incendie dans le secteur.
 

    Je cherche Marc du regard dans la cohue, et le repère qui se fraie déjà un chemin vers les vestiaires, plus concentré que je ne l'ai jamais vu. Il m'aperçoit au passage et s'arrête une seconde.
 

- Faut que j'y aille. Désolé pour la soirée écourtée, dit-il, déjà à moitié tourné vers le couloir.
 

- T'inquiète, vas-y. Fais attention à toi.
 

    Il m'adresse un dernier signe de tête avant de disparaître dans le mouvement général. Autour de moi, les invités commencent à évacuer plus calmement, la soirée est officiellement terminée. Je récupère ma veste, jette un dernier regard vers le tableau d'affichage, et sors dans la nuit, le cœur encore un peu serré par l'urgence qui vient de tout interrompre, et la libido toujours en feu à cause des pompiers dénudés.
 

    J’ouvre donc mon CV en même temps que la fameuse appli, sachant pertinemment que je ne trouverais pas aussi canon que les images qui dansent devant mes yeux. Je reçois des messages, mais suis dépité en recevant un “Tout s’est bien passé, je rentre avec mon fils” de Marc. Pas de calins pour moi. Je termine ma soirée encore plus frustré et envoie sans tarder plus ma lettre de motivation.
 

    Sans grande surprise je suis accepté, et le premier jour au poste débute plus tôt que prévu. Entre le trac habituel des nouvelles fonctions et l'excitation de découvrir enfin les coulisses de cet univers qui m'était jusque-là étranger, je n’en mène pas large. Sans compter le stress de revoir Marc, avec qui nous n’avons échangé que des banalités par messages depuis la dernière fois. Alice m'accueille avec un sourire chaleureux et réussit à me mettre plus à l’aise, me faisant faire le tour du bureau d'accueil, m'expliquant le fonctionnement du standard et le classement des dossiers.
 

- Et voilà notre nouvelle recrue, dit-elle en apercevant quelqu'un qui traverse le hall. Thomas, viens, je te présente Valentin, il commence aujourd'hui à l'accueil.
 

    Oh non, pas déjà ! Le jeune pompier qui sort de la salle de sport uniquement vêtu d’un short s’approche. Le fait que des gens puissent le voir ne semble pas le préoccuper le moins du monde. Je détaille sans le vouloir son torse ; il a la même carrure que son père, la même mâchoire carrée, mais un sourire plus juvénile, plus spontané. Il me tend la main avec assurance.
 

- Enchanté. Bienvenue dans la maison. Si t'as des questions sur le fonctionnement, les horaires, ou juste pour savoir où trouver le bon café, n'hésite pas à demander.
 

- Merci, je risque d'en avoir besoin les premiers jours, je réponds en lui serrant la main, un peu plus tendu que je ne l'aurais voulu, conscient de qui il est sans pouvoir le montrer.
 

- T'inquiète, tout le monde ici est passé par la case 'perdu le premier jour'. On ne mord pas. Enfin moi je peux.
 

    Il repart aussitôt, appelé par un collègue depuis le fond du couloir, me laissant avec cette drôle d'impression d'avoir croisé une version plus jeune de Marc, à l’aise dans son corps, sensuelle, séductrice sans effort.
 

- Il est adorable, Thomas, commente Alice. Fils du chef, en plus, mais il en fait jamais des caisses avec ça. Par contre, il est parfois un peu lourd avec ses blagues.
 

- Ça se sent, oui, je réponds simplement, en rangeant cette petite anecdote de côté, avant de me concentrer sur les explications d’Alice concernant la gestion des appels.
 

    La matinée continue ainsi, entre présentations aux différents membres de l'équipe, découverte des locaux et premiers appels à gérer sous l'œil bienveillant de ma formatrice. Un nouveau chapitre qui commence, loin des déceptions du bal de la veille, mais tout aussi prometteur à sa manière.
 

    Les jours suivants s'enchaînent sur un rythme tranquille, loin de l'effervescence du bal des pompiers, même s’ils partent tous les jours en intervention. Je prends mes marques peu à peu au bureau d'accueil, apprenant à gérer le standard sans paniquer devant deux lignes qui sonnent en même temps, à classer les dossiers selon un système qui finit par avoir sa propre logique, et à réussir à coller le bon prénom sur les visages qui deviennent familiers au fil des passages dans le hall.
 

    L'équipe se montre accueillante, sans chichi. Les pompiers passent toute la journée à l'accueil pour un café ou une blague rapide, Alice veille discrètement à ce que je ne me sente jamais largué, et même les tâches les plus rébarbatives — mise à jour des plannings, archivage de vieux dossiers — passent plus vite que prévu dans cette ambiance bon enfant.
 

    Marc garde ses distances, je reste professionnel pendant les heures de travail et ne tente même pas de le contacter en dehors. Un signe de tête dans le couloir, un bonjour poli devant les collègues, rien qui puisse éveiller le moindre soupçon de ce qui a pu se produire entre nous. Thomas, de son côté, passe régulièrement à l'accueil, toujours aussi avenant, me donnant quelques repères sur le fonctionnement interne ou me taquinant gentiment sur mes premières maladresses au standard. Rien de plus qu'une bonne camaraderie naissante entre collègues, dans un cadre qui commence sérieusement à me plaire.
 

- Alors, verdict après ta première semaine ? me demande Alice, un vendredi après-midi calme.
 

- Je regrette pas d'avoir postulé. C'est loin d'être ce que j'imaginais, mais dans le bon sens. Puis au fond, comme tous les petits garçons j’ai toujours voulu jouer aux pompiers. Enfin même si techniquement je n’en suis pas un.
 

- Tant mieux. On est contents de t'avoir dans l'équipe.
 

    Je passe ma semaine avec ce sentiment satisfaisant d'avoir enfin trouvé un équilibre - entre ce nouveau travail qui me plaît, et la relation avec Marc qui diminue malgré tout. J’essaie de me concentrer, de rester professionnel et de n’avoir ni la tête d’un chien battu, ni celle d’un matou en chaleur quand je vois passer l’un des pompiers entre les vestiaires et la salle de sport.
 

    Le vendredi suivant en fin d'après-midi, le calme retombe sur la caserne après une journée agitée. Alice est partie plus tôt, Marc est en intervention avec le reste de son équipe, et je me retrouve seul derrière le comptoir de l'accueil, en train de finir le classement du jour.
 

    Thomas apparaît au détour du couloir, en tenue de travail, un dossier sous le bras. Il jette un œil rapide autour de lui avant de s'approcher, son air sérieux aux yeux rieurs laisse place à un sourire plus familier.
 

- Salut p'tite pédale. 
 

    Je rougis instantanément et me prépare à bafouiller des excuses, conscient que dès qu’il est dans les parages je ne peux m’empêcher de poser mon regard sur lui.
 

- Ah bon ça se voit tant que ça ?
 

- Je disais ça pour rire le nouveau ! T'es vraiment de la jaquette ? Cool. J’ai quelques questions…
 

    Je reste immobile, incapable de répondre; je l’avais déjà vu jouer son numéro de charmeur un peu beauf avec Alice, ou d’autres filles à la caserne, le subir est autre chose.
 

- Je me demandais… les mecs, vous sucez vraiment mieux que les filles du coup?
 

- J’imagine que ça dépend si on aime ça.
 

- Ah oui, actif ou passif. Et toi, t’aime ça ? Vu tes lèvres pleines, j’ai un pote qui dit que t’as une bouche de suceuse, hé hé.
 

    Les camions vont bientôt être battus s’il continue, je crois n’avoir jamais été aussi rouge. Je ne comprends pas comment il peut être si gênant, je n’avais eu que des interactions normales avec lui jusqu’ici ! Il saisit soudain son téléphone et me sort la fameuse application jaune.
 

- Du coup, je me demandais, mais c’est toi le profil ici ? Joli cul. Tu me dis ce que tu penses du mien ?
 

    La main tremblante, j’attrape son portable. Je souffle de soulagement en découvrant son profil : il fait partie de cette équipe des hétéros discrets qui ne mettent ni photo ni description. Seules les informations de base sont présentes - actif 190 cm 90 kg Musclé. Je tique quand même sur le nom de profil : étalon24cm. De ce côté aussi il est monté comme son paternel, voire plus s’il n’exagère pas.
 

- Ouais je suis obligé de pas mettre de photo, je sais pas sur quel applis est mon père, j’ai pas envie qu’il sache. Il pourrait se poser des questions.
 

- C’est pas ça qui me…
 

- Ah, tu te demandes si je mythone sur la taille ? Tu veux vérifier ? Comme ça je saurais si un gay ça suce mieux, et j’aurais tenté avec un mec qui veut pas me baiser juste pour mon corps.
 

- Un peu quand même.
 

    Mais qu’est-ce qui me prend ? Pourquoi est-ce que je rentre dans son jeu ? Je dois le calmer, et me calmer encore plus ! Sauf que le beau brun a très bien compris qu’il m’a tapé dans l'œil et qu’une ouverture est possible, malgré mes réticences. Il pose donc sa pochette sur le comptoir, ouvre sa veste et remonte son t-shirt. Sa main glisse le long de ses abdos jusqu’à ses pectoraux. Il est intégralement lisse, en dehors d’une fine ligne qui se perd dans le pantalon. Je déglutis difficilement.
 

- Suis-moi, murmure-t-il en laissant retomber sa main, dès qu'un bruit de pas résonne au loin dans le couloir. 
 

    J’obtempère et quitte mon poste pour le suivre jusqu’aux vestiaires. Il se débarrasse rapidement de ses vêtements dans son casier et ne garde que son boxer avant de continuer sa route vers les douches. Je découvre qu’il y a une partie commune, ou des cabines individuelles. Thomas se dirige vers l’une d’entre elles, l’ouvre et se tourne vers moi avec un sourire carnassier.
 

- Aller, par ici.
 

    J'ai à peine passé la porte qu'il la referme derrière moi et me plaque contre la paroi. Ses mains se posent sur mes fesses tandis que sa bouche vient chercher la mienne. Je ne sais plus où je suis, la chaleur de son corps contre le mien, ses muscles épais, son odeur. Il m'écrase doucement contre le carrelage froid et je me sens tout petit face à ce beau pompier. Notre embrassade est presque timide, contrairement à nos doigts qui palpent et glissent sur nos corps. Je me retiens de gémir mais me trémousse à chaque caresse trop bien placée, frottant en même temps son gros morceau qui s'allonge contre sa cuisse. Sa bouche s'enhardit et nos langues se rencontrent, avant qu'il ne me dévore littéralement tout autant qu'il me fait sucer sa langue. S'il continue il va même me lécher la glotte !
 

    Il ne perd cependant pas son idée et recule d'un pas et agite le bassin, histoire de me montrer la poutre entre ses cuisses. D'une main il appuie sur mes épaules et je m'agenouille bien volontiers devant cette sainte verge que je m'apprête à vénérer. J'ai une petite pensée pour Marc, et ce que je m'apprête à faire. Mais je remets à plus tard mes états d'âme lorsque Thomas place mes mains sur ses hanches, afin que je vire son caleçon, et que je me prenne une biffle par l'énorme mandrin qui se redresse, prêt à être dégusté. Une perle humide goutte même sur le méat, signe que le grand brun est bien excité par ce qu'il voit.
Une main à palper ces cuisses épaisses, l'autre à la base de son pieu, je débute une pipe passionnée - je n'ai de toute façon jamais pu faire autrement avec mes partenaires, toujours choisis avec soin. J'ai le plaisir de voir le rouge monter au joues de Thomas, qui reprend rapidement son rôle de mâle actif en marmonnant un “oh ouais trop bon” tout en prenant un doux rythme de pénétration buccale lorsqu'il constate que ma gorge le laisse passer sans haut-le-cœur. Il s'enfonce en douceur, de plus en plus à chaque aller-retour, jusqu'à me faire atteindre la base de sa queue. Heureusement que j'ai eu un peu d'entraînement, même irrégulier, pour pouvoir encaisser un tel chibre !
 

    Je retire son pieu autant pour me laisser le temps de respirer que pour glisser ma langue sur ses bourses bien lourdes. Sa réaction ne tarde pas.
 

- Ah ouais bébé vas-y bouffe moi bien les couilles. Comme ça ouais. T'aime ça, toi, ça se voit, j'ai jamais été si bien sucé! 
 

Je le regarde dans les yeux avec un petit sourire pervers avant de retourner sucer son gland.    
 

- Suce à fond , vas-y, fais-toi plaisir en vitesse, qu'on se fasse pas choper. Attends, je vais gérer pour jouir plus vite.
 

    Il m'attrape donc la tête et commence à donner des coups de bassin. Je bande à fond, sors ma tige de mon pantalon et commence même à me branler puisque j'ai les mains libres. Plus l'excitation monte, et la jouissance proche, plus il glisse facilement dans ma gorge sans que le besoin d'air ne vienne freiner son rythme. Après quelques minutes de ce traitement je jouis et éclabousse le sol. Deux coups de bassins supplémentaires et mes lèvres à la base de sa queue, il me balance la sauce directement dans l'estomac avec un cri viril. Ses jambes tremblent alors que je reste à pomper jusqu'à la dernière goutte, et il se rattrape à la première chose qu'il lui tombe sous la main, le robinet de la douche. Une main atterrit sur mes cheveux pour me stabiliser, ses couilles sur mon menton, mais le mouvement appuie ma tête sur le bouton poussoir. L'eau se déclenche, nous éclabousse de la tête aux pieds. Je fais un bond pour me mettre dans un coin et éviter de sortir trempé. Je n'ai pas de vêtements de rechange, moi !
 

    Hilare, Thomas attend que l'eau s'arrête et me laisse mater le liquide qui coule le long de son corps. Il ouvre ensuite la cabine et retourne à son casier pour s'essuyer et se rhabiller, sans sous-vêtements. Je m'assois sur un banc, à côté, plus circonspect, son goût salé encore en bouche. La demi molle qui s'agite sous mon nez me tente bien encore. Dois-je lui dire que je me suis fait son père, ou bien est-ce à Marc que je dois avouer m'être fait son fils ? Il me surprend encore une fois, plus au courant de choses que je ne le pensais :
 

- Du coup, c'était toi que mon père a rencontré plusieurs fois ? Je suis pas idiot, je vous ai vu rentrer de rando l'autre coup.
 

- ça te gêne pas que…?
 

- Vu comment est mon père, vieux loup célibataire, il a probablement dû te rembarrer un peu. C'est pas un sentimental, contrairement à moi.
 

    Je reste perplexe, complètement décontenancé après la tournure des évènements.
 

- Je t'ai remarqué au bal, tu étais bien mon type mais tu as disparu avant que j'aie fini mon numéro. Moi je suis bi, enfin je pense. Je m'en fou de ce qu'on peut dire de moi. Je veux un truc, je le prends.
 

- Y a pas de mal à ça. Tout le monde devrait penser comme toi.
 

    Un grand sourire fend son visage, et la fossette me fait craquer. Dire que Marc me plaisait me paraît faible à côté de Thomas. Je suis comme hypnotisé. Serait-ce le coup de foudre ? Enfin plutôt un coup de foutre, que je ne suis pas le seul à vouloir poursuivre. Thomas se penche vers moi, l'odeur de sa peau me retourne le cerveau. Il dépose un petit baiser sur mes lèvres, un rire lui échappe lorsqu'il s'éloigne et que je gémis et soupire en même temps.
 

- On remet ça ce soir, chez moi ? Mon père ne sera pas là, propose-t-il à voix basse.
 

    La porte des vestiaires s'ouvre et une nuée de pompiers en tenue anti-incendie déboule. J'acquiesce simplement tandis qu'il reprend son attitude amicale et blagueuse avec ses camarades, qui le charrient. 
 

- Alors tu peux pas t'empêcher de draguer tous les jeunes nouveaux ? Même si c'est un mec ?
 

- Et alors je fais ce que je veux, pas comme toi qui suce des bites derrière l'église avant d'aller te confesser !
 

    Je bats en retraite et ignore le regard de l'ami de Thomas, un grand blond aux yeux bleus ; il reporte son attention sur la serviette qui claque contre ses fesses, tandis que je file à mon bureau, le t-shirt encore humide. Je jette un œil dans le bureau du chef en passant, heureusement vide.
 

    Je sursaute quand le téléphone sonne devant moi et décroche le combiné. Mon expérience médicale suffit à répondre aux questions de la petite mamie de l'autre côté du fil et je la remercie quand elle promet de faire son don annuel à la caserne. Cet appel a au moins eu le mérite de me laisser reprendre contenance, pour être professionnel face à Alice et aux autres collègues qui passent avant la fin de journée. Quand l'équipe de garde échange avec celle de jour, je me prépare à partir.
 

- Attends, je t'accompagne !
 


    La voix de Thomas résonne dans mon dos et je me retourne, électrifié. Tout le self-control que j'ai pu avoir disparaît quand il se pose devant moi, simplement vêtu d'un jean et d'une chemise cintrée aux manches relevées. Comment refuser un garde du corps si sexy? Je crois même que je pourrais tomber dans les pommes, histoire de voir comment ses grands bras me rattrapent avant de recevoir son aide pour être remis d'aplomb. Ma conscience me rattrape cependant avant que mes yeux ne me trahissent et je déglutis - toute cette salive serait bien utile pour lubrifier une zone précise de l'anatomie du pompier qui enflamme mes hormones.
 

    Dans la rue, il attrape mon téléphone et s'accorde le droit de lire les conversations avec son paternel, avant d'ajouter son numéro dans mon répertoire sous son pseudo “étalon24cm”. 
 

- On dirait que ça fait un certain temps que mon père et toi c'est fini. T'as du courage d'avoir continué à bosser chez nous.
 

-Le boulot me plaît, et l'équipe est vraiment super.
 

- Sans compter que tu avais de quoi bien te rincer l'œil, se moque t-il gentiment en contractant un de ses biceps.
 

    J'approuve d'un mouvement de tête et pose une main sur son bras.
 

- Comment résister à de beaux pompiers en même temps ?
 

- Il ne faut pas, il faut les pomper, joue-t-il sur les mots. D'ailleurs tu as tellement les joues rouges que je me demande si je ne t'ai pas un peu trop allumé. Ça me plaît.
 

- Heureusement tu vas pouvoir éteindre ça.
 

- Compte sur moi, lance-t-il avec un sourire gourmand.
 

    Je retrouve donc le chemin de l'appartement que je connais déjà. Mais, contrairement à l'autre fois, je me fais soulever et transporter sur le canapé. Là, Thomas s'assied après avoir fait voler son haut et m'installe à califourchon sur ses cuisses. J'ai le plaisir de zieuter son torse musculeux, qu'il met en scène pour moi le temps que je me régale de cette vision. Mes mains parcourent ses pectoraux lisses, ses larges mamelons bruns, ses épaules rondes, ses énormes biceps, ses abdos taillés à la serpe. Son petit sourire en coin, satisfait de me voir hypnotisé, ne le quitte pas.
 

    Quand il en a assez de se mettre en scène - un certain moment, que je n'allais certainement pas arrêter de moi-même - il m'attrape par la nuque et me dévore à nouveau la bouche. Lorsque sa main descend au creux de mes reins puis se pose sur mes fesses, je soupire de satisfaction. Même en ayant rêvé d'un tel moment je ne pensais pouvoir le réaliser ; je me sens à la fois protégé par ses bras épais, et désiré par chaque fibre musculaire, tendue contre mon corps, sans oublier son short qui se soulève par à-coups et frappe le tissu qui nous sépare encore.
 

    Un désir bestial semble soudainement le traverser et je me fais renverser sur le canapé. Thomas arrache mes vêtements en me couvrant de baisers, puis libère la bête emprisonnée par le tissu. Elle frappe ses abdos avec un bruit mat et humide, la perle de mouille reste accrochée en un fil sur ses abdos avant de redescendre sur mon ventre. Il attrape son pieu et commence à le branler contre le mien, qui paraît bien ridicule à côté malgré ses dix-huit centimètres.
 

-Tu veux la reprendre un peu en bouche ? J'adore sentir tes lèvres autour de ma queue.
 

    Je ne peux refuser une telle offre. Mais, alors que j'acquiesce, le voilà qui se redresse et se présente en 69. Il commence à me présenter ses boules, bien pendantes, que ma langue suçote immédiatement.
 

- Oh oui c'est bien ça, bouffe moi les couilles, mmmmmh.
 

    Il finit par me retirer le sac de bonbons pour me rouler une énorme pelle avant de présenter sa tige devant ma bouche.
 

- Aller fini de jouer, ouvre grand mon bébé salope.
 

    Même si je tique un peu sur le terme “salope”, j'obéis à ce mâle qui transpire le sexe et la testostérone. Il me caresse le cou alors qu'il envahit petit à petit ma gorge. Il me laisse bien le temps de saliver, pour bien glisser, jusqu'à poser la base de sa queue sur mes lèvres.
 

- Oh putain le kiff… cette bouche est faire pour une teub comme la mienne. Toi aussi tu prends ton pied hein, t'aime ça sucer une bonne grosse bite ?
 

    Je lâche un “mmmmh” comme je peux en bougeant ma langue et en évitant de lui mettre un coup de dent. Fallait-il vraiment qu'il soit du genre verbal en plus d'être si sexy ? Mais dès que je pourrais vouloir protester, il se retire et me gratifie d'un patin si intense que j'en oublie tout sauf le désir enflammé qui brûle en moi. Puis, il enfile à nouveau son organe et m'étouffe entre ses cuisses. Je pourrais jouir avec ce traitement, mais il faut croire que Thomas a d'autres idées en tête, puisqu'il a déjà bien profité de ma bouche sous la douche. Ses mains attrapent mes fesses et les écartent, et sa langue vient chatouiller ma rondelle. Quelques minutes de ce traitement suffisent pour que je sois prêt à passer à l'étape suivante et Thomas quitte ma gorge, ce dont je ne me plains pas, un peu à bout de souffle.
 

- Retourne-toi sur le ventre et cambre pour moi, bébé.
 

- Vas-y doucement hein, elle est très grosse, je souffle en gagnant quelques octaves dans la voix.
 

- Mais oui, je ne vais que te faire du bien, t'inquiète.
 

    J'obéis donc une fois de plus et présente ma rondelle à Thomas, qui décide de continuer à jouer avec. Quelques doigts rejoignent sa langue, et quand il juge que je suis suffisamment ouvert - et que son pieu a déposé suffisamment de lubrifiant naturel - il commence à glisser en moi. Je lui demande de mettre une capote, mais il continue de s'enfoncer et d'écraser ma prostate, en justifiant que le boyau de plastique lui écrase trop le machin, et qu'il est clean puisqu'il n'a pas couché avec un ou une partenaire depuis son dernier tests remontant à six semaines. Les coups de reins qui m'enfoncent la tête dans l'oreiller ne me permettent pas de protester, sans compter que je n'arrive plus à lâcher rien d'autre que des gémissements au moindre mouvement. Je ne sais pas si c'est la position ou la taille de sa poutre, mais il a un coup de bassin qui me fait perdre toute notion du temps. Rien n'importe plus que cette queue qui me remplit et me laisse vide tour à tour.
 

    Il me redresse contre son torse pour me demander si tout va bien, sans stopper son rythme pour autant. Je me contente donc de gémir de plus belle quand il m'embrasse dans le cou tout en jouant avec mes tétons. De toute façon, s'il veut vérifier si je prends du plaisir, il a juste à regarder entre mes cuisses ma bite qui pend et lâche goutte sur goutte de pré-sperme.
 

- J'ai trop envie de voir ton visage pendant que je te fais plaisir, halète-t-il soudain, en laissant l'espace entre mes fesses vides.
 

    Je m'allonge sur le dos et l'attire direct contre moi d'un “enfile-moi encore, beau mâle”, ce qui a l'air de plaire à son égo autant que les gémissements que je lâche. Dans ce sens, j'ai l'impression qui tape encore plus loin et je me tortille, submergé par les sensations. Heureusement que je mouille beaucoup même de l'intérieur, avec son lubrifiant naturel il coulisse avec facilité malgré sa taille imposante. Et pour rajouter à l'excitation de l'instant, il gonfle les bras ou entoure ma tête pour me recouvrir de son corps imposant. Dans cette position, il reste plus au fond mais ralenti le rythme, et je vois dans son regard qu'il apprécie autant que moi de passer aussi facilement. Je rougis immédiatement, pensant que c'est grâce à son père et ses vingt-deux centimètres que lui passe aujourd'hui. Surpris que je me resserre, Thomas me regarde dans les yeux et me murmure de me détendre, que je ne risque rien avec lui.
 

    Je l'attrape par le cou et l'embrasse à nouveau. Son sourire craquant s'étire une fois de plus sur son visage et il continue de m'embrasser passionnément.
 

- T'as l'air d'un romantique en manque affectif, toi. Je comprends mieux pourquoi avec mon père ça n'a pas été. J'espère qu'au moins le sexe était bon.
 

- J'ai pas envie de parler de ça. Je suis avec toi là, c'est gênant.
 

- Rhooo mais non… enfin si tu veux pas, peut-être que tu veux chevaucher ton étalon un peu ?
 

    Je lève les yeux au ciel. Un vrai beau beauf ! On sait de qui il tient ! Mais je ne refuse pas de mener la pénétration, au moins s'il est assis il pourra contracter ses gros biceps, ce dont je lui fais la remarque. Tout en restant en moi, il nous redresse et se pose contre le dossier du canapé, avant d'amener un bras derrière sa nuque et de gonfler le biceps devant moi.
 


- C'est ça que tu voulais ? Ça t'excite assez ?
 

- Oh oui c'est exactement ça !
 

- Alors fais-toi plaisir mon p'tit rouquin ! Je suis là pour ça.
 

    Pour me montrer que je ne vais devoir tout faire tout seul, il me donne un dernier coup de reins qui me tire un cri de plaisir avant de se poser et de me regarder. Je commence donc à monter et descendre à mon rythme, frissonne de la pression de sa pine sur ma prostate. Je ne ménage pas ma peine au point que mes cuisses lâchent, après un dernier squat. Je lance un cri de douleur et manque de me casser la figure, heureusement rattrapé par Thomas qui saisit mes hanches.
 

- Et ouais c'est du sport de se faire un cheval hein. Aller je reprends la main. Accroche-toi à mes épaules.
 

    J'obtempère d'une main tandis que l'autre caresse ses pecs. Thomas se déplace légèrement, me soulève comme si je ne pesais rien pour poser un pied sur le canapé et commence un limage en règle. Je couine de plus belle. À tel point que nous n'entendons pas la clé tourner dans la serrure, et ce n'est que le “coucou mon fi…” qui nous fait nous retourner.
 

    Marc se tient dans l'encadrement de la porte du salon, le regard alternant entre mon visage tétanisé, partagé entre l'horreur de la situation et le plaisir, et ma rondelle distendue par la poutre de son fils. Une part de moi espère que ses hormones le travaillent, qu'il se joigne à nous. Mais ce que je vois sur son visage ne me rassure pas du tout.
 

- Mais qu'est-ce que tu fous là bordel !!!!
 

- Euh bah je…
 

 Thomas essaie de venir à mon secours :
 

- Papa c'est moi qui…
 

- T'as rien à faire là ! T'as fait ça pour m'énerver ou juste parce que t'es une salope en manque de queue ?!? Putain tu pouvais pas t'en empêcher, sauter sur mon fils ! Dégage de suite ou j'appelle mes collègues flics !
 

    Honteux, le regard baissé vers le sol, j'attrape mes vêtements et file sans demander mon reste ni tenter de me justifier. À peine ai-je atteint la porte d'entrée que j'entends :
 

- Et surtout ne remet pas les pieds à la caserne, j'ai pas besoin d'une traînée dans les parages !
 

    Les sanglots sortent, mélange de peur, de honte, et me d'être fait renvoyer de la sorte. Peut-être suis-je une salope, mais certainement pas une traînée ! Et je n'ai pas fait exprès de tomber sous le charme de son fils !
 

    Dans la rue, j'ai l'impression d'entendre des cris venant de l'appartement, mais je ne cherche pas à savoir ce qui se passe. Pas plus que je ne réponds aux messages de Thomas, quand il me demande si ça va, et s'il peut m'appeler. Il faut que je l'oublie, son goût délicieux, la douceur de sa peau, la chaleur de sa langue, la sensation de plénitude lorsque j'étais rempli par sa… 
 

    Dès que je passe ma porte, je m'écroule sur mon lit et m'endors, épuisé par Thomas et le trop plein d'émotions. Je me réveille cependant en pleine nuit, sans réussir à sombrer à nouveau.
 

    Ces quelques heures de sommeil sont les seules que je vais réussir à obtenir pendant plusieurs semaines. Heureusement que j'ai un travail pour ne pas totalement sombrer, mais mes collègues se demandent qui a bien pu me briser le cœur à ce point pour que je ne sois que l'ombre de moi-même. Je marche en mode mécanique, tel un automate dont le temps de fonctionnement serait réglé jusqu'à rentrer chez moi. Je tombe alors sur mon lit et attend le lendemain en regardant le plafond, ou en dormant quelques heures, le temps de cauchemarder. Puis une fois le jour levé, je passe à la douche avant de retourner au travail. Voyant bien que je ne suis pas vraiment là, une de mes collègues prend sa pause avec moi pour me forcer à manger.
 

    C'est lors d’une de ces froides nuits d'automne que mon cauchemar est bizarrement interrompu. Je suis à la fois grelottant de froid et trempé par la chaleur étouffante de l'appartement. Bizarre, mes voisins du dessous ne sont pourtant pas là, il m'avaient prévenu d'un week-end à la campagne, et je suis le seul locataire du premier et unique étage. Il me faut quelques instants pour réaliser que de la fumée passe par la fenêtre et la porte de la chambre pour envahir mon plafond normalement couvert d'étoiles phosphorescentes. J'entends bien au loin l'alarme incendie dans l'appartement de mes voisins, en me demandant si c'est leur foutu hamster qui aura réussi à ronger un câble électrique et qui aura incendié l'immeuble.
 

    Je sue de plus en plus et me sent de plus en plus en train de manquer d'air. Je saisis mon téléphone et j'envoie un SMS “SOS” à la dernière personne m'ayant envoyé un message et compose le numéro 18. Au bout de la troisième sonnerie, le pompier de garde décroche : 
 

- Sapeurs pompiers bonsoir, que puis-je pour vous ?
 

    D'une voix rauque par la fumée, je marmonne un “au secours” entre deux quintes de toux.
 

- Vous êtes bien au 18 rue Caulaincourt ? Un riverain nous a appelé il y a cinq minutes,  nous serons bientôt là, tenez bon. Vous êtes à quel étage ?
 

- Premier. Fenêtre gauche.
 

- Restez avec moi monsieur je préviens mes collègues !
 

    Dans la rue, des sirènes résonnent avant que je perçoive les lumières bleues. 
 

    Dans un dernier réflexe de survie je me laisse tomber du lit pour essayer de trouver un peu d'air. Je perçois l'opérateur au bout du fil donner les informations à la brigade en intervention pendant que je tousse comme un asthmatique. Je reste suffisamment conscient pour sentir vibrer les volets alors que des coups de hache résonnent et les font sauter, puis c'est au tour de la fenêtre de se faire exploser. L'appel d'air me permet à la fois de respirer, mais aussi au feu de s'infiltrer, et ma chambre est rapidement envahie par les flammes. Je découvre avec un début de soulagement le tuyau anti-incendie, porté par un grand pompier en tenue complète anti-feu. Je lève mollement le bras pour signaler ma présence, ce qui suffit au pompier pour constater que je suis bien là. Il allume la lance à eau avant de faire signe dans son dos, fixe le tuyau, et avant même de vérifier que tout ne va pas gicler à côté, il repousse le battant.
 

    L'homme qui pénètre par la fenêtre n'hésite pas une seule seconde. Il pose un genoux au sol à côté de moi, m'attrape comme un sac à patate et me pose sur son épaule avant de se redresser. Il retourne ensuite sur l'échelle, et la descend à toute vitesse. Dès qu'il arrive en bas, l'un de ses collègues se précipite pour prendre sa place et maîtriser l'incendie, tandis qu'il me prend délicatement dans ses bras, pour me conduire dans l'ambulance. Ses gestes, jusqu'ici maîtrisés, deviennent fébriles : le masque à oxygène qu'il voulait me mettre sur le visage lui échappe des mains, et il manque involontairement de me mettre une baffe. Alice, en tenue plus légère, débarque à côté :
 

- Assieds-toi Thomas, je vois bien que tu n'arrives pas à te débrouiller. Je vais m'en occuper.
 


    J'ouvre de grands yeux. C'est lui mon sauveur ! Je tends la main vers lui, pendant que mes quintes de toux se calment légèrement une fois équipé correctement. Je ne vois pas son visage, derrière sa visière baissée, mais je sens la tension le parcourir quand je pose ma main sur la sienne.
 

- Il va bien, il a n'a pas eu les poumons attaqués par de fumée, il va vite s'en remettre, lui assure Alice.
 

    Thomas se décide enfin à enlever son casque. Je découvre ses yeux pleins de larmes, mais aussi le soulagement sur son visage. Il attrape son téléphone et me montre mon sms, qu'il a reçu il y a quelques minutes.
 

- J'ai cru que j'allais arriver trop tard. Quand j'ai su que c'était chez toi le feu, j'ai cru que tu avais fait une connerie. Tout ça à cause de mon père, et parce que je n'ai pas osé venir te voir. Puis j'ai vu ton message. Normalement c'est moi le médecin de cette brigade…
 

Il s'approche juste à côté de moi :
 

- Tu vas mieux? Tu respires normalement, tu n'as plus envie de tousser ?
 

    Je bouge simplement la tête de haut en bas, impressionné par son épaisseur avec les vêtements anti-feu. Un vrai titan, qui m'a sauvé des flammes.
 

    Les mains encore légèrement tremblantes, il retire le masque sur mon nez et m'attire contre lui. À côté de nous, Alice éclate de rire, avant de lui lancer :
 

- Laisse-le respirer! C'est pas une situation à bouche à bouche là !
 

- Je vérifie si ses réflexes marchent encore, c'est très important !
 

    Allons bon ! Il semble rassuré que je lui rende son baiser, avant de reculer et de me tendre à nouveau de l'oxygène, avec un petit sourire en coin.
 

    Un deuxième camion citerne arrive pour aider le premier à maîtriser l'incendie. Je remarque que Marc en descend, et en bon chef, donne des ordres efficaces. Une fois le périmètre sécurisé à son goût, il se dirige vers l'ambulance et constate la proximité entre son fils et moi. Ça ne semble pas le perturber cette fois, et c'est d'un ton bourru qu'il s'adresse en premier à son fils :
 

- Tu l'as ausculté ? Ou t'as pas réussi à rester professionnel ? Il a pas l'air très bien.
 

- C'est moi qui me suis occupé des soins, chef, votre fils a fait preuve d'un grand courage et c’est lui qui l'a sorti des flammes.
 

    Marc lève les yeux au ciel, le regard d'un père qui ne peut malgré tout pas cacher la fierté pour son fils. Il envoie Alice appeler le médecin du samu et se tourne ensuite vers moi :
 

- Désolé j'ai été con, souffle-t-il. Quand je vous ai vu sur le canapé j'ai pété un câble, une jalousie mal placée alors que je sais que mon fils a besoin d'amour, et que toi tu voulais la même chose. Si j'avais été plus attentif j'aurais remarqué au travail qu'il te rendait souvent visite, et qu'il me parlait beaucoup de toi. Il a été très malheureux que tu ne lui répondes pas, à cause de ce qui s'est passé entre nous. À son âge, j'aurais probablement fait pareil…
 

- Chef, toutes les urgences sont déjà surchargées, Ils nous disent que vu son état on doit gérer ça nous même.
 

    Le bâtiment derrière nous s'écroule, les poutres affaiblies par l'incendie n'ont pas résisté au poids de l'eau. Mais les pompiers ont fait leur job, l'incendie est maîtrisé. 
 

    Pour ne pas qu'ils aient de problème, et pour pouvoir rester accroché à Thomas, je signe une décharge assurant que mon état ne nécessite pas de passer aux urgences. Nous rejoignons donc la caserne, toujours sur le brancard, le grand brun à mes côtés, pendant que le reste de l’équipe finit de sécuriser le secteur. À l'arrivée, deux collègues m'aident à m'installer dans leur petite salle de repos aménagée, entre lit d'appoint et matériel de premiers soins. Thomas reste en retrait un instant, le temps de faire son rapport à un supérieur, mais revient rapidement, ayant visiblement écourté la formalité.
 

- Comment tu te sens ? demande-t-il en s'accroupissant près du lit, le regard toujours inquiet.
 

- Sonné. Mais vivant, grâce à toi. Je ne sais pas comment te remercier.
 

- J'ai cru que mon cœur allait lâcher en te voyant à la fenêtre. On verra le remerciement plus tard.
 

    Je rougis face à cette déclaration. Alice passe vérifier mes constantes une dernière fois, confirme que tout est stable malgré la frayeur, et me conseille simplement du repos et de surveiller ma respiration dans les prochaines heures.
 

- Ton immeuble est foutu en tout cas, je ne sais même pas s’il te restera des affaires récupérables, me dit Thomas une fois Alice repartie. Tu viens chez moi, pas de discussion possible là-dessus.
 

- Je vais pas dire non, de toute façon je crois que je tiens à peine debout. Je vais avoir besoin de  tes gros bras.
 

    Il esquisse un sourire, le premier vraiment détendu depuis l'intervention, et resserre sa main autour de la mienne.
 


- Repose-toi encore un peu ici, je finis mon service dans deux heures et on part directement après. Mon père va passer te voir aussi, il a insisté pour prendre de tes nouvelles.
 

- Dis-lui que je vais bien. Et merci, Thomas. Vraiment.
 

- T'as pas à me remercier à ce point, c’est mon boulot quand même. Repose-toi mon rouquin.
 

    Il reste encore un moment avant de devoir repartir vers ses obligations, m'abandonnant pour une autre mission. Mon cœur se sent bien plus léger maintenant, comme s’il avait retrouvé sa place et battait correctement.
 

    Lorsqu'ils ont terminé leur garde de nuit et que les deux pompiers me ramènent chez eux, je n’en mène pas large. Encore un peu sonné par les événements, je les suis en silence jusqu'à leur voiture, une petite valise de fortune à la main. Quelques affaires, que des collègues ont réussi à récupérer dans mon appartement avant que l'accès ne soit complètement interdit, qui sentent pour l’instant la fumée. Une fois installé à l’arrière, je ne peux ni éviter le regard de Marc, qui me surveille dans le rétroviseur, ni celui de Thomas, qui me couve du regard.
 

- Ça va aller, dit Marc, remarquant mon silence, une main posée brièvement sur mon genou une fois que je suis installé côté passager. T'es en sécurité, maintenant.
 

- Oui ça ne risque pas de se produire chez nous, ce serait quand même le comble, un incendie chez des pompiers, tente de dédramatiser Thomas.
 

    Je réponds à son sourire avant de baisser les yeux, conscient de la gêne que peut ressentir Marc à me voir minauder avec son fils - même si Thomas m’a dit avoir eu une discussion sur notre relation, et que son père est heureux de le voir enfin casé. Le trajet se fait presque sans un mot, la fatigue de la nuit pesant sur nous trois. Seul Thomas continue, comme à son habitude, de faire son numéro de charmeur, même devant son père. C’est donc avec les joues aussi rouges et chaudes que l’incendie auquel j’ai survécu que le trajet se termine.
 

    En arrivant chez eux, Thomas m'aide à porter mes affaires jusque dans sa chambre, prend le temps de m'installer avec des serviettes propres et quelques vêtements à lui, bien que le jogging et le sweat qu’il me tend soient facilement trois fois trop grands. Je hume discrètement l’odeur de lessive, qui me rassure bien plus que son sourire énigmatique.
 

- Tu peux rester aussi longtemps qu'il faudra, précise Marc, en s'appuyant un instant sur le chambranle de la porte. Même si j’imagine que tu voudras retrouver un logement, et potentiellement que vous vous installerez à deux.
 

- Merci, Marc. Je sais pas ce que j'aurais fait sans vous cette nuit.
 

- T'as pas à y penser. C'est notre métier, et... bon, disons aussi qu’on a un peu plus qu'un intérêt professionnel pour ta sécurité, ajoute-t-il avec un demi-sourire fatigué, essayant de détendre l'atmosphère entre nous.
 

    Je souris faiblement, encore secoué mais rassuré par ses paroles et cette chambre calme, loin du chaos de la nuit. Dès qu’il nous quitte, Thomas s’allonge et m’attire d’office contre lui. Je découvre avec plaisir la sensation de s’endormir contre un corps chaud, dans une bulle tendre et protectrice - sans compter le confort apporté par le biceps du grand brun. Le sommeil m’emporte enfin, réparateur.
 

    Les premiers jours qui suivent s'installent dans une routine improvisée : je me réveille tous les matins lové contre Thomas, qui doit parfois me tirer du sommeil pour que je le laisse partir. Je file ensuite au travail, vêtu d’un des trois sets de fringues sauvés dont l’odeur fumée ne semble pas vouloir partir, puis rentre m’occuper de l’appartement comme je faisais dans le mien : jardinage, cuisine, ménage. Un peu de repos, en attendant que les propriétaires rentrent de leurs gardes, souvent en décalé, ce qui permet à cette cohabitation temporaire de cristalliser avec Thomas notre désir, et resserre encore un peu plus ce lien tissé depuis notre rencontre - même si Marc rentre parfois alors que nous sommes encore en pleine séance de “cardio”.
 

    Plusieurs mois passent depuis l'incendie. Ce qui devait être un hébergement temporaire chez Marc s'est transformé, presque sans qu'on s'en rende compte, en un vrai quotidien à trois - mes affaires ont fini par occuper une bonne partie de la chambre de Thomas, et l'idée de repartir vivre seul n'a jamais vraiment refait surface.
 

    Quand l'assurance finit enfin par verser une indemnisation conséquente pour la perte de mes biens, l'idée germe rapidement, presque évidente : plutôt que de chercher un nouvel appartement à mon nom, pourquoi ne pas investir ensemble dans quelque chose de plus grand, de plus stable ? Et enfin laisser le calme et la liberté à Marc, pour qu’il puisse profiter de sa vie de célibataire.
 

 - T'es sérieux ? demande Thomas, un soir, quand je lui expose l'idée autour du dîner. Acheter une maison, ensemble ?
 

- Pourquoi pas ? On vit déjà comme un couple depuis des mois. Et franchement, l’appartement de ton père commence à être un peu petit pour deux.
 

    Il reste silencieux un instant, visiblement touché plus qu'il ne l'aurait montré, avant de répondre avec ce sourire en coin que je connais si bien.
 

- D'accord. Cherchons une maison, alors.


    Les semaines suivantes s'enchaînent entre visites, discussions sur les quartiers, les compromis à faire, et cette excitation particulière de construire quelque chose de concret ensemble. Au fil des visites, nos envies se précisent, et l’on finit par craquer pour une petite maison avec jardin, cernée par de grands murs, en périphérie, assez loin du tumulte pour être tranquille, mais assez proche de la caserne pour ne rien changer à nos habitudes. J’imagine déjà Thomas passer son temps à poil, me laissant profiter de la vue sur son corps parfait, puisque nous n’avons pas de vis-à-vis avec de potentiels voisins.
 

- Tu te rends compte, dit Thomas, le jour de la signature, en regardant les clés dans sa main, y a un an, j'étais juste un bi qui traînait sur une appli de rencontre gay et qui ne s’était encore jamais fait un mec. Et maintenant j'achète une maison avec le mec qui m'a dragué sur mon lieu de travail.
 

- Techniquement, c'est toi qui m'as dragué en premier.
 

- Détails, répond-il en riant, avant de m'attirer contre lui pour un baiser, les clés de notre nouvelle maison encore serrées dans sa main.


    Je voudrais lever les yeux au ciel, mais j’en suis empêché par ses grands bras qui me portent pour passer le seuil. Son sourire en dit long, désormais il n’y a plus à se cacher, il va pouvoir baptiser toutes les pièces en m’y faisant l’amour… 



***

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